Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
SOS Hommes Battus

Articles avec #articles

Bershka et la discrimination sexuelle

9 Mai 2012, 11:29am

Publié par SOS Hommes Battus

Mardi 8 mai 2012.

Un ami me propose de l'accompagner lui et sa fille de 12 ans pour faire des emplettes au centre commercial de Belle Epine (Thiais - 94).

 

Le très jeune fille a besoin de pantalons. Nous passons par le magasin Bershka qui vend des vêtements pour hommes et femmes.

Elle fait son choix et nous nous dirigeons tous les 3 vers les cabines d'essayage au fond du magasin.

Nous rentrons, la jeune fille choisit une cabine, ferme le rideau et nous attendons devant.

Une vendeuse arrive et demande à mon ami de sortir précisant que "les hommes ne sont pas admis dans les cabines pour les femmes".

Je suis prête à réagir, mais mon ami calme le jeu et décide de sortir.

Sa fille fini son essayage, la taille n'est pas la bonne, je propose d'aller faire l'échange de taille.

En sortant je demande à mon ami de bien vouloir prendre ma place afin que sa fille ne reste pas seule.

 

Je reviens avec le nouveau pantalon. Nouvel essayage.

Mon ami est toujours là et un autre homme, qui accompagnait de toute évidence sa compagne, discute avec sa femme qui lui montre ses essayages.

La vendeuse se représente et demande à nouveau aux hommes de bien vouloir quitter la zone "interdite aux hommes".

Cette fois mon sang ne fait qu'un tour et j'explique à la jeune femme que c'est de la discrimination sexuelle et qu'il n'y a pas lieu que les hommes partent.

Mon ami, qui me connait mon engagement sur cette problématique, me laisse faire.

La vendeuse va chercher une autre autre jeune femme, la responsable certainement.

Celle-ci nous aborde "vous avez un problème avec la vendeuse ?"
"Non, pas du tout".

Elle se tourne vers mon ami "monsieur, il faut sortir les cabines femmes sont interdites aux hommes".

Je réagis "ce que vous faites est de la discrimination sexuelle, vous le savez ?"

"Non pas du tout" me répond elle "c'est juste que nous demandons aux hommes de ne pas rester dans les cabines pour les femmes".

"D'abord, les hommes ne sont pas DANS les cabines, mais dans le passage" fais-je remarquer.

"Ensuite vous pratiquez de la discrimination, ce qui est quand même contraire à l'égalité des sexes et j'aimerai que vous m'expliquiez pourquoi les hommes ne pourraient pas rester là ?"

"Vous savez, les femmes n'ont pas le droit d'aller dans les cabines "hommes" non plus".

"C'est inadmissible" dis-je "alors, un homme comme une femme ne peut pas demander l'avis de son ou sa conjointe sur ce qu'il va acheter ?"

La responsable me répond "vous savez on fait cela pour la sécurité des femmes".

Mon sang ne fait qu'une tour. "Quelle sécurité ? Vous sous-entendez que tous les hommes sont de dangereux agresseurs et que monsieur qui est à côté de moi vient dans l'idée d'agresser une femme ?"

"Euuuhh, non, non, enfin ce n'est pas ce que j'entends pas sécurité..."

"Très bien, alors qu'entendez vous par "sécurité" ?"

"non, je suis sûre que monsieur ne veut pas de mal aux femmes, mais c'est pour les femmes, vous voyez pour leur confort".

"Ah bon ? En quoi l'absence d'un homme dans le passage des cabines améliore-t-il le confort des femmes ?"

"non, enfin vous voyez, c'est s'il y a des très jeunes filles, enfin c'est plus confortable pour les jeunes filles... Les rideaux sont transparents..."

"Non, non" dis-je "les rideaux des cabines ne sont absolument pas transparents, ils sont bien opaques comme vous pouvez le remarquer".

 

Sur ce moment, la fille de mon ami ouvre la rideau.

Stupeur de la responsable qui voit une toute jeune fille.

"Oh je ne savais que c'était une mineur...".

"Alors" dis-je "si je comprends bien si monsieur vient seul avec sa fille, il ne pourrait pas rester avec elle ?"

"Non. Si. Enfin non il n'a pas le droit d'être là".

"En vertu de quelle loi privez vous monsieur de son autorité parentale et en vertu de quoi vous substituez vous à la surveillance parentale ?"

"Euuuuh, non, mais si la jeune fille est très jeune, on ne dira rien".

"Mais si sa fille a 16 ou 17 ans, comment pouvez vous savoir s'il elle est mineure ou pas ? Sous prétexte qu'elle a 16 ans, vous allez vous substituez à l'autorité parentale ?"

".......... bon, vous savez les hommes ne se plaignent jamais".

"Eh oui, c'est ça le problème, ils ne disent rien. Vous voyez là encore c'est moi, une femme, qui défend la présence de mon ami".

"......, bon monsieur vous pouvez rester".

 

 

C'est la première fois que je suis confrontée à ce type de discrimination dans un magasin.

Au XXIème siècle, par des jeunes femmes qui ont maximum 30 ans, cela relève d'un processus d'idéologisation inquiétant.

A une époque où les femmes ne cessent de demander l'égalité, on assiste à ce type de régression tant cognitive que comportementale sans même une remise en question.

 

Bien sur il serait facile de demande le boycott de cette marque par les femmes. Il serait bien plus parlant, à notre avis, que toutes les femmes y aillent accompagner de leur petit ami, ami, compagnon et qu'ils fassent le forcing pour avoir accès aux zones cabines. Leur compagne devant les soutenir dans ce combat.

 

Il faudra que les femmes comprennent que la liberté des femmes passera par la liberté des hommes.

 

 

Vous pouvez aussi contacter directement Bershka par courrier ou via leur formulaire de contact ICI pour leur dire ce que vous pensez de leur organisation.

 

 

 

Voir les commentaires

Qui fait appliquer la Loi ?

4 Mai 2012, 10:48am

Publié par SOS Hommes Battus

De nombreux témoignages nous font part de la colère des hommes victimes face à l'inaction de la Justice.

Non pas que la Justice n'aie pas été rendue, c'est qu'elle n'est pas appliquée.

Citons ainsi le cas d'un homme. Victime des violences psychologiques et physiques de sa épouse, il fini par obtenir le divorce. Signalons que malgré les dépôts de plainte et les constats médicaux en nombre, le divorce n'a pas été réalisé aux torts de madame. Le divorce devient effectif. Madame obtient la garde des enfants adolescents et monsieur doit lui verser 300 € de pensions. Rien n'a été retenu contre lui, il faut le signaler. Le divorce prononcé, monsieur reprend sa vie, madame aussi. Puis 3 mois plus tard madame se met à harceler monsieur au téléphone, par SMS. Elle arrive à son travail, casse tout, vole et tape sur monsieur. Dépôt de plainte, constat d'huissier, constat médicaux. Plainte classée malgré les 7 jours d'arrêt. Madame recommence. Re dépôt de plainte, re constats divers. Toujours rien. Elle vie un de ses enfants (16 ans) de la maison. L'avocat pénaliste de monsieur précise qu'il y a bien quelques actions mais cela va être très long, plusieurs années sans doute. La police dit ne rien pouvoir faire. Les services sociaux disent ne pas pouvoir intervenir. Alors que faire ?

Autre homme. Marié à une femme d'origine étrangère, les comportements de madame deviennent de plus en plus violents. Coups sur lui, sur les enfants. Dépôts de plainte en pagaille, constats médicaux à la pelle. Tribunal, divorce prononcé. Cette fois les torts de madame sont reconnus. Ses papiers provisoires lui sont retirés, sa demande de nationnalité auprès de la Préfecture est annulée. Une ordonnance de sortie de territoire est prononcée. Quelques mois plus tard madame est toujours là. Elle harcèle monsieur. Elle vient chez lui, le frappe, casse tout, prend les enfants à partie, menace d'emmener les enfants. Revient avec ses frères, menaces de mort, tentatives d'enlèvement des enfants. Monsieur dépose des plaintes. Elles sont enregistrées. La sortie immédiate du territoire est prononcée. Nous sommes deux ans plus tard. Madame est toujours là. Ses exactions continuent. Le juge considère avoir fait son travail. La police dit que cela ne relève pas de son ressort. Alors de qui relève l'exécution de ses décisions judiciaires ?

Lorsque les hommes arrivent enfin au bout de leur cheminement de prise de conscience de leur victimisation, ils sont confrontés à une autre bataille : celui des procédures juridiques. Ce n'est déjà pas facile. Lorsqu'au bout de quelques mois, voire quelques années, ils sont plus ou moins enfin reconnus victimes, ils pensent en toute légitimité que leur enfer est fini, qu'ils vont pouvoir refaire leur vie, vivre avec légèreté. Ils n'en n'est rien, car les décisions prises par les tribunaux ne sont pas ou pas dans leur intégralité appliquées. 

Qui donc en France est censé faire appliquer ces mesures ? Lorsqu'on pose la questions à des avocats, ils répondent "la police ou les huissiers". Alors pourquoi ces représentants de l'Etat ne le font-ils pas ? Pourquoi lorsqu'on leur demande d'intervenir répondent-il "que cela ne relève pas de leur ressort" ? 

On peut donc légitimement se poser trois questions :

- Ceux qui sont censés faire appliquer les décisions de Justice savent-ils que cela relève de leurs services ?

- les avocats sont-ils bien informés ?

- Les juges sont-ils sont-ils conscients qu'il existe un hiatus entre leur décision et la possibilité de les faire appliquer ?

Tant que ces questions n'auront pas trouvées de réelles réponses, des hommes victimes continueront à souffrir alors qu'ils ont tout fait pour sortir de l'enfer de leur agresseuse. Sans compter les enfants qui subissent parfois directement, mais toujours indirectement ces violences sous le regard et avec le cautionnement de tout un système dans lequel personne ne sait qui fait quoi.

 

Voir les commentaires

L'aide juridictionnelle

8 Février 2012, 18:12pm

Publié par SOS Hommes Battus

(merci au site de l'INAVEM)

 

Si vous voulez faire valoir vos droits en justice mais que vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle.

Aide financière : l'État prend en charge la totalité ou une partie des frais de votre procédure ou transaction (honoraires d'avocat, rémunération d'huissier de justice, frais d'expertise...). Cette aide dépend de vos revenus. Elle sera versée aux professionnels de la justice (avocat, huissier de justice...) qui vous assisteront.

Vous ne pouvez bénéficier de cette aide si les frais liés à cette procédure ou transaction sont totalement couverts par un ou plusieurs contrats d'assurance de protection juridique. Dans ce cas, il convient de prendre contact avec votre assureur.

Devant quelle juridiction ?

* Devant toutes les juridictions judiciaires : tribunal d'instance, tribunal de grande instance, conseil de prud'hommes, tribunal de commerce, cour d'appel, Cour de cassation.
* Et toutes les juridictions administratives : tribunal administratif, cour administrative d'appel, Conseil d'État.

En cas de transaction amiable en dehors d'un procès, quelle qu'en soit l'issue (échec ou réussite), seuls les honoraires d'avocat sont alors pris en charge par l'État.

L'intervention d'un avocat peut être prise en charge par l'État et accordée aux personnes qui remplissent les conditions de l'aide juridictionnelle pour une médiation pénale, une composition pénale, une mesure ou activité d'aide ou de réparation prononcée envers un mineur délin- quant (article 12-1 de l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante).

Qui peut en bénéficier ?

Vous pouvez en bénéficier si :

- vous êtes de nationalité française ;

- ou de nationalité étrangère :

* ressortissant de l'un des États membres de l'Union européenne ;
* ou ressortissant d'un État ayant conclu une convention internationale avec la France ;
* ou résidant habituellement en France en situation régulière.

Toutefois, cette condition de résidence n'est pas exigée si vous êtes mineur, témoin assisté, mis en examen, prévenu, accusé, condamné ou partie civile, ou si vous faites l'objet d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Cette condition de résidence n'est pas exigée des personnes étrangères dont la rétention administrative ou le maintien en zone d'attente est prolongé, ou qui contestent un arrêté d'expulsion ou de reconduite à la frontière ainsi qu'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français.

L'aide juridictionnelle peut être accordée à titre exceptionnel aux personnes morales (association, syndicat...) à condition qu'elles :

* soient à but non lucratif ;
* aient leur siège en France ;
* ne disposent pas de ressources suffisantes.

Quelles sont les conditions de ressources ?

La moyenne mensuelle de vos ressources perçues entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année précédant la demande, sans tenir compte des prestations familiales et sociales, doit être inférieure à un plafond de ressources fixé par décret et réévalué chaque année.
Les ressources englobent :

* celles de votre conjoint, partenaire, de vos enfants mineurs non émancipés et des personnes vivant habituellement au foyer.

En cas de divergence d'intérêt ou si la procédure oppose entre eux les conjoints ou partenaires ou les personnes vivant habituellement au foyer, on ne tiendra pas compte de leurs ressources.
Il est tenu compte :

* des revenus du travail ;
* et de toutes autres ressources (loyers, rentes, retraites, pensions alimentaires...) ;
* de l'ensemble de vos biens (mobiliers et immobiliers...).

Sont dispensés de justifier de leurs ressources :

* les bénéficiaires du RMI ou du Fonds national de solidarité ou d'insertion. Il suffit de fournir votre attestation ;
* les personnes formulant une demande sur le fondement du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre ;
* les victimes des crimes d'atteintes les plus graves (d'atteintes volontaires à la vie ou à l'intégrité de la personne).

Une aide juridique est également accordée sans condition de ressources :

* à la personne détenue, pour une procédure devant la Commission de discipline de l'établissement pénitentiaire ou une mesure d'isolement ;
* à la personne gardée à vue, dont l'intervention d'un avocat désigné d'office pour s'entretenir avec elle, est nécessaire.

Pour 2012 les barêmes ne changent pas. La moyenne mensuelle des revenus perçus en 2011 doit être :

* inférieure ou égale à 929 euros, pour l'aide juridictionnelle totale ;
* comprise entre 930 et 1 393 euros, pour l'aide juridictionnelle partielle.

À ces montants s'ajoutent 167 euros pour chacune des deux premières personnes vivant au domicile du demandeur (ex : enfants, conjoint, concubin ou partenaire d'un pacte civil de solidarité) et 106 euros à partir de la troisième.

Plafonds des ressources à ne pas dépasser pour obtenir l'aide juridictionnelle (chiffres applicables au 1er janvier 2012)

Ressources mensuelles
comprises entre
Part prise en charge par
l'aide juridictionnelle
930 et 971 euros 85 %
972et 1 024 euros 70 %
1 025 et 1 098 euros 55 %
1 099 et 1 182 euros 40 %
1 183 et 1 288 euros 25 %
1 289 euros et 1 393 euros 15 %

 

Au cas où vous ne remplissez pas ces conditions de ressources, l'aide juridictionnelle peut néanmoins vous être accordée à titre exceptionnel, si votre situation apparaît particulièrement digne d'intérêt au regard de l'objet de l'affaire ou des charges prévisibles du procès.

Voir les commentaires

La charte des victimes (police/gendarmerie)

3 Février 2012, 13:15pm

Publié par SOS Hommes Battus

Vous êtes nombreux à nous raconter comment la police ou la gendarmerie refuse vos dépôts de plainte et même vos mains-courantes.


Malheureusement, malgré notre proposition, vous ne contactez pas la Délégation aux Victimes du Ministère de l'Intérieur (01.49.27.38.54 ou cabdgpn.deleg-victimes@interieur.gouv.fr). Pourtant sachez encore une fois qu'une personne de cette Délégation contactera le commissariat qui vous a reçu afin de connaître les motifs du refus de votre main-courante ou votre plainte et leur rappeler qu'il existe une "charte des victimes".

 

Cette "charte des victimes" est affichée dans tous les commissariats, que ce soit police ou gendarmerie, mais sans doute certain(e)s ne l'ont-il jamais lu....

 

Pour eux, pour vous, la voici. N'hésitez pas à vous y référer face aux refus.

 

charte-victime.jpg

Voir les commentaires

L'ordonnance de protection

21 Décembre 2011, 10:54am

Publié par SOS Hommes Battus

male-abuse La Loi étant la même pour tous, sachez que si votre compagne est violente et que vous pouvez le prouver, il vous est possible de vous mettre en sécurité, vous et vos enfants, en demandant une "ordonnance de protection" (Loi du 9 juillet 2010).

 

Cette ordonnance peut permettre :

 

- l'interdiction pour la femme violente d'entrer en contact avec sa victime ou les enfants

- l'interdiction pour l'agresseuse de détenir une arme

- pour les couples mariés d'obtenir, pour la victime, une résidence séparée avec possibilité de prise en charge des frais concernant ce logement

- pour les couples mariés ou non mariés, d'obtenir pour la victime une attribution de logement ou la résidence du couple avec possiblité de prise en charge des frais concernant ce logement

- la contribution aux charges pour les couples mariés ou pacsés

- la fixation des modalités de l'autorité parentale

- la fixation de la contribution à l'entretien et l'éducation des enfants

- la autorisation pour la victime de dissimuler sa nouvelle adresse

- l'interdiction de sortie du territoire des enfants mineurs (et majeures pour les filles si risque de mariage forcé)

- l'aide jurictionnelle pour la victime

 

Cette ordonnance vise à protéger le conjoint victime de violences physiques ou psychologiques avant ou après le dépôt de plainte, que l'agresseuse aie été condamnée ou pas. Encore une fois, le dépôt de plainte n'est pas obligatoire pour demander cette ordonnance de protection. Vous pouvez vous faire aider d'un avocat, mais ce n'est pas obligatoire.

 

C'est à vous, victime, de demander le formulaire de requête d'odonnance de protection.

Pour ce faire il faut vous adresser au greffe du tribunal de Grande Instance de votre département et l'adresser ensuite au Juge aux Affaires Familiales (JAF).

 

 

Comment remplir cette demande ?


Il vous faudra expliquer la motivation de votre demande en expliquant ce que vous avez vécu ou vivez encore aujourd'hui.

Il vous faudra préciser aussi les mesures dont vous souhaitez bénéficier (voir la liste ci-dessus). Attention, le juge n'attribuera que ce qui a été demandé, rien d'autre, réfléchissez donc bien au contenu de votre requête.

Il vous faudra joindre : des certificats médicaux, des attestations de services sociaux, des témoignages de personnes qui auraient été témointes, les mains-courantes ou les dépôts de plainte, les courriers, les sms, les photos, tout ce qui pourra démontrer ce dont vous êtes victimes.

Vous joindrez aussi vos pièces d'état civil : carte d'identité, certificat de mariage, acte de naissance, livret de famille....

N'hésitez pas à vous faire aider par un travailleur social pour ne rien oublier.

 

 

Que va t il se passer ensuite ?

 

Dès réception de votre demande, le juge va vous convoquer ainsi que votre agresseuse.

Vous serez entendus ensemble si nécessaire ou séparément.

Le juge rendra alors immédiatement sa décision.

S'il décide d'une ordonnance de protection, elle est immédiatement applicable pour une durée limitée à 4 mois.

 

Si vous demandez le divorce ou si vous entamez une procédure de séparation, la durée de l'ordonnance de protection pourra être prolongée.

 

La partie adverse, ici votre agresseuse, a 15 jours pour faire appel de la décision du juge.

 

Si les décisions de l'ordonnance de protection ne sont pas respectées par votre agresseuse, cela relève d'un délit puni de 2 ans d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.

 

Voir les commentaires

Violences faites aux hommes - rapport 2011

28 Novembre 2011, 13:04pm

Publié par SOS Hommes Battus

Ces données sont issues du rapport de l'Observatoire national de la Délinquance et des Réponses Pénales 2011 paru en novembre 2011.

 

Résultats de l'enquête sécurité 2011 (données 2010)

 

 

Victimes de vols ou tentatives de vols sans menace ni violence de plus de 14 ans :

 

Hommes : 492 0000 - Femmes : 430 000

 

Victimes de 14 ans et plus de violences physiques hors ménage :

 

Taux de victimation hommes : 1,5 %  - Femmes : 1,1 %

 

Victimes de 18/75 ans de violences sexuelles hors ménage :

 

Taux de victimation hommes : 0,3 % (soit 60 000) - femmes : 1 % (soit 220 000)

 

Victimes de 18/75 ans de violences physiques/sexuelles intra ménage :

 

Taux de victimation hommes : 1,3 %  ou 135 000  (mais 0,6 % soit 60 000 par leur conjointe)

                                   femmes :2,5 % ou 280 000 (mais 1,2 % soit 130 000 par leur conjoint)

 

Nombre de dépôts de plaintes pour ces violences intra ménages :

hommes : 3,2 %

femmes : 8,6 %

 

 

 

 

Conclusion de l'ONDRP : "Cette évolution récente peut, si elle se confirme lors de la prochaine enquête "cadre de vie et sécurité", modifier la perception qu'on pouvait avoir, au regard des résultats des enquêtes précédentes, de la fréquence des violences physiques ou sexuelles au sein du ménage subies par les hommes".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

"Violences conjugales : pourquoi tant de résistances à en parler" ou comment oublier une partie des victimes

25 Novembre 2011, 12:28pm

Publié par SOS Hommes Battus

Contactés sur Facebook, on nous proposé d'aller assister au colloque "violences conjugales : pourquoi tant de résistances à en parler" qui se tient ce 25/11 et demain 26/11.

Seule la première table ronde de ce matin nous intéressait , celle qui abordait les résistances sociales.

Après des remerciements à n'en plus finir qui s'apparentaient à une remise des César 'je remercie....", Mme Fatima Lalem, adjointe au Maire et chargée de l'égalité femme/homme, ouvre la séance pour nous présenter le colloque.

Je n'ai pris aucune note de ce discours où pendant quelques instants, il faut bien avouer, je me suis demandée si je ne m'était pas jetée dans la gueule du loup. J'ai entendu je ne sais combien de fois les mots "féministe" et "féminisme". Il n'était sujet que des violences faites aux femmes et, en gros, on rappelait aux femmes de l'assistance combien notre féminisme nous permettait d'être concernées par ce sujet... 

Puis Mr Alain Vanier, directeur du Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société, qui a eu l'air brutalement de se demander aussi ce qu'il faisait là, nous a expliqué que la violence est sans doute latente dans toute relation sociale et même donc dans l'amour. il ne peut s'empêcher d'ajouter en regardant les autres intervenantes que le modèle patriarcal semble encore dominant dans notre Société. Tout le monde (que des femmes) acquièce.

Mme Maryvonne Bin-Heng, présidente de la Fédération nationale Solidarité Femmes, nous a asséné sans que personne ne bronche que 10 % des femmes étaient des victimes de violences conjugales. "Nous sommes du côté des femmes", nous a-t-elle rappelé. (Nous l'avions bien compris, merci).

Mme Florence Rochefort, présidente de l'Institut Emilie du Chatelet, nous explique que cet institut sert à proposer des bourses aux doctorants qui font de la recherche pour les femmes. Elle nous confirme qu'au sein de cet institut s'est constitué un réseau à puissant lobbying qui vise à supprimer les informations sur le genre au quotidien, comme dans les manuels de SVT au lycée. Sans compter l'organisation de colloques, des assises pour l'égalité, de cafés....

 

Cette longue introduction étant faite, on passe enfin aux intervenants.

D'abord Mme Nicole Crépeau, vice présidente de FN Solidarité Femmes, sur les "violences conjugales : les résistances de la Justice".

Fort justement, elle confirme qu'entre la Loi et l'application de la Loi il existe de grandes différences. Il existe une banalisation de la violence au sein des couples par les juges.

Elle explique aussi que c'est notre organisation patriarcale qui est responsable de la violence des hommes. 

Nous entendons sans cesse parler des droits des femmes (l'Espagne est donné en exemple) (qu'en est il des devoirs ?)

 

Mme Annick Houel, vient nous parler de son études sur les "crimes passionnels".

Elle nous rappelle que cet intitulé n'existe pas au yeux de la Loi, mais que cela témoigne d'une banalisation des faits. 

En passant entre les écrits de la police/gendarmerie mais aussi des experts, l'histoire du couple est dénaturé. Chacun y transfère ses valeurs personnelles. Les expertises psychiatriques, parfois réalisées longtemps après le passage à l'acte, ne sont qu'une prédiction de ce qui s'est passé et de la dangerosité à venir. Cela pose la question des représentations sociales des rôles sexuels par l'expert.

Elle nous rappelle que pour les hommes, le décès par sa compagne est de 1 chaque 16 jours (eh non, c'est 13 jours, ces faits sont en augmentation)

Le "crime passionnel" est peu puni (18 mois en moyenne pour les hommes et 9 mois en moyenne pour les femmes) (l'intervenante reconnait que là les femmes sont gagnantes). Cela revient à dire que la violence conjugale mérite peu de sanction. Dans un phénomène de culpabilisation de la victime et de déculpabilisation de l'agresseur, qui est réellement la victime ? Le suivi thérapeutique n'est pas obligatoire, souvent le fait d'être "intégré" (avoir un travail) ou d'être entouré (par la mère souvent) est perçu par les juges comme une thérapie. 

Et de rappeler que la violence conjugale est prédictive d'une possibilité de passage à l'acte.

(C'est la seule intervenante qui va aborder le crime par une femme.)

 

Après la pause, Mme Clémentine LEVY, va nous parler de façon rapide des résistances des adultes au cours des formations sur les violences conjugales.

Ces formations sont avant tout un retour sur Soi qui doivent amener à se poser des questions : quelle situation personnelle ? quelles sont nos perceptions sur les inégalités femme/homme ? Quelle type de Société autour de nous ? Il s'agit de déconstruire les stéréotypes pour construire autre chose et tenir compte du contexte. 

Enfin, Mme Valentine BALEATO, étudiante si j'ai bien compris, intervient sur les fondements sociaux de la résistance. Après des constats réels (trop d'acteurs à rencontrer dans la prise en charge, mais peu d'actions concrètes), nous apprenons que les associations ont trop de contraintes budgétaires pour assurer l'accompagnement des victimes, car les femmes victimes veulent de l'aide. Elle va nous parler de domination masculine, des rôles, sur "elle est moins que moi"....

Ensuite débat avec la salle.

J'ai levé la main et je me suis présentée. 

"(...) Présidente de... SOS Hommes Battus...". Tout le monde s'est retourné comme ...une seule femme avec un "hooooo" outré. 

J'ai donc demandé si dans un colloque intitulé "violences conjugales,... résistances", si le fait de ne pas parler des violences faites aux hommes était une résistance personnelle à chaque intervenant ou une résistance sociale ? Gros silence des intervenants. L'organisatrice a fini par prendre le micro et m'annoncer qu'en effet ils avaient pris le parti de ne parler que des violences faites aux femmes car c'étaient elles les plus concernées. 

On m'a aussi parlé que les hommes étaient écoutés par diverses organisations et je leur ai rappelé que, bien qu'il y aient eu des efforts de fait, le 3919 -pour ne citer que lui, vu l'accueil réservé aux hommes n'était certainement pas le service le mieux adapté. 

On m'a rappelé que les hommes victimes étaient un phénomène marginal, qu'il n'y en avait pas autant, que les études américaines/canadiennes n'étaient pas représentatives de la réalité française, que ça resterait un épiphénomène et qu'il n'y avait donc pas raison d'en parler.... Mais ça a quand même jeté un froid.

Une étudiante en psycho dans la salle à rappeler elle aussi que le titre du colloque était trompeur et qu'elle espérait à la lecture du programme un vision plus large que celle énoncée jusqu'à là. Ce qui a jeté un froid aussi....

 

Pendant 3 heures, je n'ai entendu parler que de violences faites aux femmes, de méchants hommes agresseurs, de fausses statistiques, de remise en question de la notion de "genre" (ce qui est sacrément paradoxal pour des personnes qui ne parle que de violences à un genre et qui affirment que de toute façon les hommes et les femmes dans la violence ce n'est pas pareil).

Je n'avais pas la possibilité de rester l'après midi où le sujet des victimes/auteurs allaient être abordés, mais où de toute évidence à la lecture du programme auteur = homme, victime = femme.

Par ailleurs, je suis assez étonnée de cette volonté de prendre en charge totalement la femme victime. Certes elle demande de l'aide, mais comme les hommes victimes, elle doit réapprendre à agir seule, sans contrôle. Or, l'impression première qui j'ai ressenti face à ces discours c'est qu'en fait ces associations cherchent à se substituer au mari "contrôleur". La femme deviendrait alors victime de l'association à laquelle elle s'adresse car cet organisme la replonge dans un statut infantilisé. A titre personnel, je m'oppose à ce type de fonctionnement au sein de SOS Hommes Battus. 

 

En tout cas je me félicite de cette expérience qui m'a permis de constater de visu le lobbying d'un certain féminisme à l'oeuvre dans sa volonté de manipulation. Et cela avec l'aval de la Mairie de Paris et de chercheurs universitaires...

 

Sylvianne Spitzer

Présidente de SOS Hommes Battus

 

 

 

Voir les commentaires

Les vrais hommes font leur lessive

18 Novembre 2011, 13:06pm

Publié par SOS Hommes Battus

Une grande marque d'électroménager innove avec une nouvelle publicité pour un lave-linge.

Rien n'a jamais été si facile, tellement que même les hommes vont y arriver !

 

Voici l'image de la pub (issue du magazine Gala n° 961)

 

brandt2.jpg

 

On remarquera plusieurs choses :

 

1. sur le t-shirt du jeune garçon : "Les vrais hommes font leur lessive (c'est maman qui l'a dit)".

Plusieurs niveau de lecture de ce texte : D'abord ce n'est pas la maman qui fait la lessive à la maison, mais le papa. C'est son droit, il n'est pas inscrit dans les gène que faire la lessive soit plus féminin que masculin. Les "vrais hommes" signifie donc qu'il y aurait des "faux hommes", qui se définissent de toute évidence comme des êtres qui ne font pas la lessive, ce qui est assez limitatif comme critères de masculinité. Cette mère confond de toute évidence "homme" et "garçon", car de nos jours les enfants ne sont plus des adultes en miniature, il semble donc y avoir une confusion dans le statut de ce jeune garçon qu'on considère déjà comme un homme. A moins, bien sur, que le discours de la mère à son enfant cherche en fait à viser le mari. Cet enfant serait donc instrumentaliser par la mère qui au lieu de dire à son mari qu'il pourrait s'y mettre aussi, préfère utiliser son enfant pour faire passer le message. Dans ce cas, vu le manque de considération pour son enfant, on peut se demander quelle considération elle a pour son mari (sous entendu "mon mari, ce "faux homme" qui ne fait pas la lessive).

 

2. le sous titre : "(...) faire sa lessive est la portée de tous.

Les hommes des abrutis c'est bien connus, incapables qu'ils sont de réussir une tâche ménagère, alors faire une lessive vous n'y pensez pas ! Messieurs, sachez qu'avec cette machine, même les plus bêtes d'entre vous, ces "faux hommes" (la notion de sous-hommes n'est elle pas implicite ?) pourront s'élever au niveau de la femme qui vous dépasse tous puisqu'elle au moins sait faire la lessive. Il n'y a pas à dire les critères de l'intelligence et du statut de l'humanité dépend de notre capacité à faire la lessive. L'homme se devra donc de devenir une femme pour lui avoir le droit d'être bien considéré.

Rappelons, d'abord aux publicistes qu'on ne fait plus la lessive. C'est la machine qui l'a fait, les pauves humains que nous sommes se contentent de mettre le linge dedans et d'appuyer sur un bouton.

Leur discours, qui se veut sans doute drolatique, est en fait totalement sexiste et misandre et se base sur stéréotypes inadmissibles au XXIème siècle.

Ce discours est doublement grave dans la mesure où il ne se contente pas de s'en prendre aux hommes adultes mais aussi aux "enfants mâles" qui ne doivent surtout pas prendre modèle sur leur père (raté puisqu'un d'un point de vue psychanalytique, les jeunes garçons se construisent dans le modèle paternel). Alors cette pub pose encore une fois la question du devenir de l'homme. Devra t il devenir une femme pour faire plaisir au marketer ? Quel message les femmes réservent-elles à leurs enfants et surtout quelle place ces femmes sont elles prêtes à donner à leurs jeunes garçons ?

Vous avez envie de laisser quelques messages à la société qui fabriquent ces lave-linges qui vont vous conduire à l'humanité : relations.consommateurs@fagorbrandt.com

 

 

 

 

Voir les commentaires

la PLAQUETTE de SOS HOMMES BATTUS

22 Octobre 2011, 14:49pm

Publié par SOS Hommes Battus

Tant promise, la voila enfin !!

 

Notre plaquette au format .pdf  vous est proposée.

Diffusez la en grand nombre autour de vous : à vos amis, à vos collègues, à vos CE, à votre médecin, à votre psy....

Vous pouvez aussi l'imprimer.

 

Cliquez sur l'image pour le téléchargement.

 

image-plaquette.JPG

Voir les commentaires

Décès dans le couple - chiffres 2010

29 Septembre 2011, 13:39pm

Publié par SOS Hommes Battus

La délégation aux Victimes, dépendant du Ministère de l'Intérieur, vient de faire paraître les derniers chiffres (2010) du nombre de décès dans le couple :


146 femmes décédées victimes de leur compagnon

(1 décès chaque 2,5 jours)

28 hommes décédés victimes de leur compagne

(1 décès chaque 13 jours)


Ces chiffres sont obtenus à partir des données Police, Gendarmerie et des articles parus dans la presse nationale et régionale. Certains cas ont pu échapper à la remontée d'information.

Les décès interviennent uniquement dans des couples établis (mariage ou concubinage).

Le passage à l'acte est lié à une dispute pour les auteurs féminins et à la non acceptation de la séparation pour les auteurs masculins.

Les auteurs n'exercent pas d'activité dans 62 % des cas. Pour les actifs, c'est la catégorie des employés qui est la plus concernée. 

La tranche d'âge des auteurs les plus impliqués est de 41/50 ans (comme pour les victimes). Dans 28 cas l'auteur et la victimes avaient plus de 70 ans. 37 couples avaient plus de 10 ans d'écart.

31,67 % des auteurs se sont suicidés après leur passage à l'acte (55 hommes, 2 femmes).

 

6 enfants sont mort en même temps que leur parent (1 mère a tué son fils et tenté de tuer sa fille après avoir assassiné son époux, 1 père a tué ses 4 enfants après avoir supprimé son épouse, 1 grand mère a tué son petit fils après avoir tué son époux).

Dans 16 affaires, les meurtres ont été commis deant les enfants mineurs. La présence de enfants au domicile n'empêche pas le passage à l'acte.

 

 

 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>