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SOS Hommes Battus

"Violences conjugales : pourquoi tant de résistances à en parler" ou comment oublier une partie des victimes

25 Novembre 2011, 12:28pm

Publié par SOS Hommes Battus

Contactés sur Facebook, on nous proposé d'aller assister au colloque "violences conjugales : pourquoi tant de résistances à en parler" qui se tient ce 25/11 et demain 26/11.

Seule la première table ronde de ce matin nous intéressait , celle qui abordait les résistances sociales.

Après des remerciements à n'en plus finir qui s'apparentaient à une remise des César 'je remercie....", Mme Fatima Lalem, adjointe au Maire et chargée de l'égalité femme/homme, ouvre la séance pour nous présenter le colloque.

Je n'ai pris aucune note de ce discours où pendant quelques instants, il faut bien avouer, je me suis demandée si je ne m'était pas jetée dans la gueule du loup. J'ai entendu je ne sais combien de fois les mots "féministe" et "féminisme". Il n'était sujet que des violences faites aux femmes et, en gros, on rappelait aux femmes de l'assistance combien notre féminisme nous permettait d'être concernées par ce sujet... 

Puis Mr Alain Vanier, directeur du Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société, qui a eu l'air brutalement de se demander aussi ce qu'il faisait là, nous a expliqué que la violence est sans doute latente dans toute relation sociale et même donc dans l'amour. il ne peut s'empêcher d'ajouter en regardant les autres intervenantes que le modèle patriarcal semble encore dominant dans notre Société. Tout le monde (que des femmes) acquièce.

Mme Maryvonne Bin-Heng, présidente de la Fédération nationale Solidarité Femmes, nous a asséné sans que personne ne bronche que 10 % des femmes étaient des victimes de violences conjugales. "Nous sommes du côté des femmes", nous a-t-elle rappelé. (Nous l'avions bien compris, merci).

Mme Florence Rochefort, présidente de l'Institut Emilie du Chatelet, nous explique que cet institut sert à proposer des bourses aux doctorants qui font de la recherche pour les femmes. Elle nous confirme qu'au sein de cet institut s'est constitué un réseau à puissant lobbying qui vise à supprimer les informations sur le genre au quotidien, comme dans les manuels de SVT au lycée. Sans compter l'organisation de colloques, des assises pour l'égalité, de cafés....

 

Cette longue introduction étant faite, on passe enfin aux intervenants.

D'abord Mme Nicole Crépeau, vice présidente de FN Solidarité Femmes, sur les "violences conjugales : les résistances de la Justice".

Fort justement, elle confirme qu'entre la Loi et l'application de la Loi il existe de grandes différences. Il existe une banalisation de la violence au sein des couples par les juges.

Elle explique aussi que c'est notre organisation patriarcale qui est responsable de la violence des hommes. 

Nous entendons sans cesse parler des droits des femmes (l'Espagne est donné en exemple) (qu'en est il des devoirs ?)

 

Mme Annick Houel, vient nous parler de son études sur les "crimes passionnels".

Elle nous rappelle que cet intitulé n'existe pas au yeux de la Loi, mais que cela témoigne d'une banalisation des faits. 

En passant entre les écrits de la police/gendarmerie mais aussi des experts, l'histoire du couple est dénaturé. Chacun y transfère ses valeurs personnelles. Les expertises psychiatriques, parfois réalisées longtemps après le passage à l'acte, ne sont qu'une prédiction de ce qui s'est passé et de la dangerosité à venir. Cela pose la question des représentations sociales des rôles sexuels par l'expert.

Elle nous rappelle que pour les hommes, le décès par sa compagne est de 1 chaque 16 jours (eh non, c'est 13 jours, ces faits sont en augmentation)

Le "crime passionnel" est peu puni (18 mois en moyenne pour les hommes et 9 mois en moyenne pour les femmes) (l'intervenante reconnait que là les femmes sont gagnantes). Cela revient à dire que la violence conjugale mérite peu de sanction. Dans un phénomène de culpabilisation de la victime et de déculpabilisation de l'agresseur, qui est réellement la victime ? Le suivi thérapeutique n'est pas obligatoire, souvent le fait d'être "intégré" (avoir un travail) ou d'être entouré (par la mère souvent) est perçu par les juges comme une thérapie. 

Et de rappeler que la violence conjugale est prédictive d'une possibilité de passage à l'acte.

(C'est la seule intervenante qui va aborder le crime par une femme.)

 

Après la pause, Mme Clémentine LEVY, va nous parler de façon rapide des résistances des adultes au cours des formations sur les violences conjugales.

Ces formations sont avant tout un retour sur Soi qui doivent amener à se poser des questions : quelle situation personnelle ? quelles sont nos perceptions sur les inégalités femme/homme ? Quelle type de Société autour de nous ? Il s'agit de déconstruire les stéréotypes pour construire autre chose et tenir compte du contexte. 

Enfin, Mme Valentine BALEATO, étudiante si j'ai bien compris, intervient sur les fondements sociaux de la résistance. Après des constats réels (trop d'acteurs à rencontrer dans la prise en charge, mais peu d'actions concrètes), nous apprenons que les associations ont trop de contraintes budgétaires pour assurer l'accompagnement des victimes, car les femmes victimes veulent de l'aide. Elle va nous parler de domination masculine, des rôles, sur "elle est moins que moi"....

Ensuite débat avec la salle.

J'ai levé la main et je me suis présentée. 

"(...) Présidente de... SOS Hommes Battus...". Tout le monde s'est retourné comme ...une seule femme avec un "hooooo" outré. 

J'ai donc demandé si dans un colloque intitulé "violences conjugales,... résistances", si le fait de ne pas parler des violences faites aux hommes était une résistance personnelle à chaque intervenant ou une résistance sociale ? Gros silence des intervenants. L'organisatrice a fini par prendre le micro et m'annoncer qu'en effet ils avaient pris le parti de ne parler que des violences faites aux femmes car c'étaient elles les plus concernées. 

On m'a aussi parlé que les hommes étaient écoutés par diverses organisations et je leur ai rappelé que, bien qu'il y aient eu des efforts de fait, le 3919 -pour ne citer que lui, vu l'accueil réservé aux hommes n'était certainement pas le service le mieux adapté. 

On m'a rappelé que les hommes victimes étaient un phénomène marginal, qu'il n'y en avait pas autant, que les études américaines/canadiennes n'étaient pas représentatives de la réalité française, que ça resterait un épiphénomène et qu'il n'y avait donc pas raison d'en parler.... Mais ça a quand même jeté un froid.

Une étudiante en psycho dans la salle à rappeler elle aussi que le titre du colloque était trompeur et qu'elle espérait à la lecture du programme un vision plus large que celle énoncée jusqu'à là. Ce qui a jeté un froid aussi....

 

Pendant 3 heures, je n'ai entendu parler que de violences faites aux femmes, de méchants hommes agresseurs, de fausses statistiques, de remise en question de la notion de "genre" (ce qui est sacrément paradoxal pour des personnes qui ne parle que de violences à un genre et qui affirment que de toute façon les hommes et les femmes dans la violence ce n'est pas pareil).

Je n'avais pas la possibilité de rester l'après midi où le sujet des victimes/auteurs allaient être abordés, mais où de toute évidence à la lecture du programme auteur = homme, victime = femme.

Par ailleurs, je suis assez étonnée de cette volonté de prendre en charge totalement la femme victime. Certes elle demande de l'aide, mais comme les hommes victimes, elle doit réapprendre à agir seule, sans contrôle. Or, l'impression première qui j'ai ressenti face à ces discours c'est qu'en fait ces associations cherchent à se substituer au mari "contrôleur". La femme deviendrait alors victime de l'association à laquelle elle s'adresse car cet organisme la replonge dans un statut infantilisé. A titre personnel, je m'oppose à ce type de fonctionnement au sein de SOS Hommes Battus. 

 

En tout cas je me félicite de cette expérience qui m'a permis de constater de visu le lobbying d'un certain féminisme à l'oeuvre dans sa volonté de manipulation. Et cela avec l'aval de la Mairie de Paris et de chercheurs universitaires...

 

Sylvianne Spitzer

Présidente de SOS Hommes Battus

 

 

 

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choffel 27/11/2012 11:00

Bonjour,
Merci pour votre courage.
Je travaille quasi-exclusivement dans des milieux de femmes, et, même si la plupart du temps cela se passe au mieux (heureusement, j'ai de très bonnes amies), je ressens parfois très fort la
pression de la misandrie : généralisations, jugements à l'emporte-pièce, opinions standardisée. je vis les effets de la propagande au fil de l'"actualité" (cf l'affaire DSK!). Par moments, alors
qu'on n'est coupable de rien, il est très dur de se sentir considéré comme une sorte de "sexe inférieur", sans vraiment pouvoir se défendre.

SOS Hommes Battus 07/12/2012 13:46



Les violences conjugales ne sont pas toutes basées sur la misandrie. oui il y a des femmes qui ont été éduquées dans la haine des hommes, mais souvent nous sommes simplement en présence soit de
femmes perverses et sadiques soient de femmes qui manipulent leur compagnon pour obtenir un gain (enfant, argent...)



xxmen 22/02/2012 19:14

Derniere chose de nouvelle: une personne de la maison pour femme victimes de violences conjugales lui a dit comme je lui avait dit daller a une association de victimes d'abuts sexuel et elle y va.
Là-dessu je trouve sa tres bien! Mais il lui on dit demblé : ici nous somment des sexistes, nous n'aimons pas les hommes. Ces ma femmes qui ma raporter ce fait. Assez "ordinaire" tout de meme. Mais
au moin elle ne peu plu nier quelle étais vicitme et que linceste est innaceptable.... Parcontre pour faire la victime là oui elle y est a font avec cette therapeute de l'association.

xxmen 22/02/2012 19:09

Suite: Puisque elle en as tout les symptomes, elle a accepter de voir un medecin et de lui parler de depression. Elle na jamais eu de médecin. Pour elle, je suis quand meme le responcable de sa
dépression, elle ne veut pour le moment, pas voir comment elle était dans sa peau déjà, bien avant de sortir avec moi. Elle a quand meme des preiodes ou ses encore tres dificile, succeptibilité
extremes, bouderies, mutisme, accusation et pleurs, colere ravalé geste brusques sans que je ne puise bien en définir les causes exacts. Jespere que cette fois nous somment sur la bonne route avec
la depression mental. Merci de me permettre décrire ce que je vis ici. Je ne vois pas ou le dire ailleurs sans qu'on remette en cause mon honneteté dans ce que je dit.

xxmen 22/02/2012 19:01

Oui c'est vraie, merci; je me suis éguaré dans mes idés. Lenfance ne fait pas le présent dune personne, et je suis bien placé pour le savoir. Ma femme est revenu, mais je pense que sais pour mieux
repartir. Je ne vois pas encore ou elle a changé mis a part quelle se victimise 4 x plus lol mais bon si ces un début daffirmation pour elle, allons-y gaiement.

Xxmen 26/01/2012 19:53

Ce qui arrive avec ces centres, c'est quon parle de l'es dévictimisé tout en les victimisants. Je le sais, car ma femem y est en ce moment, ces uen victime dinceste de son pere qui continue a se
victimisé, jen avais marre et elel est partis de la thérapeute du centre de senté régional ou je les obligé a allé pour parler de son passé, à un centre de femem battu car je lui est dit que jen
pouvais plus de suporté son éternel victimisation et qui si elel veut resté il faut quelle se fasse soigné, je ne susi pas son abuseur ni un violent... et pourtant...La bas, elle se victimise
encore plus! Si je veu quelle revienen je doit mainteannt moi, arretter donc de lui dire quelle se laisse aller et de positivé, de se liberré, de se faire des amis et de sesser detre jalouse, de
soigner son corp et de s'aimer, sa a lair que ces du controle psychologique...humm laissez moi rire! Ces un cirque oui! Ce que jai fait pour elle c,est de l'aide et de l'appuis, chercher lerreur..
Je suis un homme ces cela lerreur. Donc un agresseur potentiel. Cest tres problematique et elle veut resté la bas car elel y est logé nouris, et adulé en tant que victime, dailleur elel en est
telement devenu victime quelle, ne dort plus, ne mange plus et son exséma est revenu.. bravo! , je prefere quelel voi un psychologue, mais le systeme gratuit au canada enmene vers ces groupe plus
facile d,acces aussitot que la femem se victimise, ce quelel a fait aussitot entré dans le Clsc devant sa thérapeute, et voila ou ele len est rendu. personne ne sais questionné sur son fragile état
mental. Il lui aurait falut uen référence vers un psychologue ou un psychiatre. l'abuseur ce nest pas moi, ces son pere. Mais maintenant, ces moi. En disant que tout les conjoint sont des pervers,
des etre violents, elle nourices elles-même la sociatlisation sexiste et renforcisse la victimisation a outrance de la femme ainsi que l'abuts psychologique fait au hommes. Quand on se parle au
téléphonne, la conversation ne rime plus a rien, chaque chose que je dit devient sujet a interpretation. Une femme victime, aprend donc a se victimisé pour avoir de lappuis ou ce quelle veut, et là
survien la roue sans fin. Et savez vous se qui est drole dans tout ça? = Je suis un transexuel intersexué femme vers homme, jai vécu 30 ans de ma vie en tant que femme. qui a aussi vu sur-place le
fonctionnement des ces centre daide au femme abusé sexuellement et aux femmes victimes de violences que jai moi-meme déja utilisé et fait benevolat. Les font est vrai dans le feminisme: égualité
etc, en ce sens oui je suis féministe, mais les propos reste sexistes. Je susi donc avant totu un anti-sexisme. Jamais ils ont voulu parler de femmes violentes et pourtant j,en connait un bras,
dont ma propre mere, puisque pour elles, cela reste marginal... Je nen crois rien, il est bien placé le bonhomme pour bien voir les 2 coté de la médailes puisque je suis moi-meme un 2 cotés. Les
hommes ont besoin de se démarqué des imbéciles violents et pervert et ils on aussi besoin de s'afirmer et se soutenir au niveau egualitaire contre le sexisme. Diférencier aussi lexpression de ses
sentiments de la violence. Si je dit que jaiem pas le macaroni au fromage K diner, ce nest pas de la violence, surtout que je fait un repas sur 2 a la maison. Jai le droit de pas aimé le K diner.
On apelle cela safirmé, la femme doit aussi le faire. Ce nest pas MAL. la violence faite aux hommes est souvent moin extreme au niveau physique,oui ca rla femem en générale a moin de force
physiquement parlant, mais la femme utilise des truc différent: elle Vole le prote feuille ( et ces suposé faire rire) , donc beaucoup de violence monnétaire, violence sexuel, (et oui tout les
hommes aiment ça etre violé ces connu!)( cynisme), mensonges ( certaines totu comme certains sont de beau et belles hypocrite, les manipulateur non pas de sexe, manipulation donc, allienation des
enfant contre le pere, abut de pouvoir social ( cette fragilité et se statue de déesse qua la femme dans certain milieu) , esclavagisme ( rapeller vous, travil dur et sa continue a la maison, fait
ceci, fait cela etc) , empoisonnement aliemntaire , humiliation...etc. Oui des hommes violants il y en as aussi plein. Mais, quon ne se demande pas pourquoi il y as plus de suicide chez les hommes
que chez les femmes. On nit leurs mal-être et on veut qu'ils le nient. Lhumain est violent quelques sois son sexe, il ne faux pas toléré la violence. femmes, dévictimisé vous, se venger ces se
victimisé. Hommes, arretter d'acepté le sexisme à votre endroit. La femme nest pas uen reine a cash qui vous est supérieur. Nous somment égaux.

SOS Hommes Battus 03/02/2012 14:13



Ce n'est pas parce qu'une personne a été victime de violences ou d'abus qu'elle devient plus tard elle même agresseur. Ce n'est pas vrai. Ce sont les médias qui font ce jeu parce que cela fait
"pleurer dans les chaumières".


Une femme abusée (tout autant qu'un homme d'ailleurs) est une victime, elle doit se reconnaître comme telle et... en sortir.


Vous souhaitez que votre femme vous revienne, mais vous ne la retrouverez pas comme vous l'avez connue. La thérapie a son effet, elle sera différente désormais. La violence aura sans doute, je
vous le souhaite, disparu. Mais ne vous attendez pas à retrouver la même personne...



SOS Hommes Battus 21/12/2011 12:37

Bonjour Valentine,
En effet le premier sens de "genre" est "ensemble d'êtres ou de choses ayant des caractères communs". La violence intra couple est bien un ensemble de caractères partagés par les femmes et les
hommes.
Dans votre discours, je n'ai pas entendu un seul exemple de violence au féminin. Un oubli sans doute ? A moins que ce ne soit une orientation subliminale de votre discours à l'égard d'un public
tout prêt à aller dans ce sens ? Je ne peux qu'espérer que vous même, au cours de votre participation au sein de SF, vous n'aurez pas été totalement orienté vers un discours qui fini par être
sexiste et misandre. Si vous le souhaitez, je vous laisse la parole. N'hésitez pas à laisser un commentaire avec votre vision des violences intra conjugales, je n'y mettrai qu'une condition : que
vous soyez à même de parler de la violence des femmes autant que de celle des hommes.
Cordialement.

Valentine Baleato 19/12/2011 09:53

Bonjour,
Je me permets simplement de vous demander de rectifier un point, concernant le sommaire "compte-rendu" que vous faites de mon intervention dans ce colloque. A aucun moment je n'ai parlé de
"violence masculine", contrairement à ce que vous semblez penser le "genre" n'est pas un synonyme de "sexe".
Cordialement,
V. Baleato

LOVELAS 11/12/2011 17:46

Bonjour! Voilà je vis avec une femme qui me fait subir des violences physiques au départ, maintenant ce sont des violences psychologiques que je subis, une fois elle m'a poursuivi devant les
tribunaux correctionnel pour menace de mort or c'était complètement faux ! l'année 2010 les services sociaux m'ont convoqué pour un signalement de ma femme disant que je prenais mon bain nu avec ma
fille de 12 ans qui heureusement a démenti devant le juge des enfants aujourd'hui elle aimerait porter plainte devant la police pour prostitution en disant que je la prostitue et elle en a parlé à
sa soeur de cette affaire et aussi que je prend mon bain avec ma fille malgré que la justice a abandonné les charges conséquence pression psychologique sur moi risque de perte de mon emploi de
fonctionnaire car elle sait que la loi protège les femmes !

SOS Hommes Battus 12/12/2011 16:08



Et vous, avez vous déposé plainte contre elle pour diffamation ?



pat 26/11/2011 23:50

Merci d'avoir été présente a d'avoir dit un mot qui fera peut être son chemin dans les esprits les moins fermés. Des hommes sont soumis aux violences répétitives et graves de leurs compagnes mais
c'est très malséant d'en parler.

Yvon Dallaire 25/11/2011 15:19

Bravo, Mme Spitzer, d'avoir oser vous lever pour rétablir les faits et parler de cette résistance -féministe et sociale- à ouvrir les deux yeux sur la violence conjugale. Pourtant, les recherches
ne manquent pas pour démontrer la symétrie de la violence conjugale (voir référence en fin de texte).

Victimiser l'une des protagoniste pour culpabiliser l'autre ne peut qu'entretenir la haine et la suspicion entre les sexes. La violence est le symptôme de la souffrance et de l'absence d'habiletés
relationnelles. Elle est la conséquence d'une schismogenèse complémentaire entre deux individus souffrants et incapables de gérer adéquatement leurs émotions en en rendant l'autre responsable.

Que diriez-vous d'un thérapeute conjugal qui accuserait systématiquement la femme d'être seule responsable des conflits conjugaux ? Les deux membres d'un couple sont co-réalisateurs du malheur ou
du bonheur conjugal. Pourquoi, lorsqu'il est question de violence conjugale, accuse-t-on systématiquement l'homme d'en être le seul responsable ? Quand ouvrira-t-on enfin les deux yeux sur la
violence conjugale ?

Je rêve du jour où le 25 novembre deviendra la journée internationale de lutte contre TOUTE violence conjugale (et non seulement celle de l'homme envers sa conjointe).

Le dernier rapport du Ministère de la justice du Québec (2009) dénombre 18 % des plaintes à la police venant d'hommes. Une augmentation de 30 % depuis l'an 2 000. Si tous les hommes victimes de
violence conjugale OSAIENT le rapporter à la police, ce pourcentage monterait - ou dépasserait - 50 % et les Gouvernements n'auraient plus le choix d'en tenir compte.

Messieurs, ayez le courage de le dire si vous êtes victime; cessez de vous auto-accusez et d'acheter la paix par le silence. Responsabilisez-vous et peut-être que nos compagnes feront de même.

Pour connaître la réalité de la violence conjugale, consultez : http://www.optionsante.com/pdf/LA_VIOLENCE_CONJUGALE.pdf

Yvon Dallaire,
psychologue - sexologue