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SOS Hommes Battus

Les hommes victimes de violences conjugales

22 Mai 2011, 19:46pm

Publié par SOS Hommes Battus

Il existe des hommes victimes de violences conjugales qui auraient besoin d’assistance pour se sortir des griffes de leur compagne violente.

Des hommes osent aujourd’hui parler des abus dont ils ont souffert, abus issus des agissements de leur compagne.

Violences physiques, menaces, abus financiers et émotionnels sont le lot quotidien des hommes victimes.

Les statistiques officielles estiment qu’en France 27 hommes ont péri l’année dernière sous les coups de leur compagne. On estime qu’un homme sur six sera concerné par les violences conjugales.

Ces hommes souffrent, souvent en silence du fait du manque de soutien, émotionnellement et dans leur chair.

 

Peu de choses sont proposées aux hommes victimes de violences conjugales. Nous demandons plus d’études sur le sujet, des centres d’hébergement et l’égalité dans la distribution des subventions attribuées à la prévention et la lutte contre les violences conjugales.

 

Les hommes victimes ont aussi besoin d’aide.

 

Bien sur, officiellement on nous dit systématiquement que les femmes sont plus victimes que les hommes. Et s’il est entendu et accepté que les hommes peuvent aussi être victimes de violences conjugales, rien n’est pourtant envisagé pour que les hommes soient traités de façon équivalente par les lois, par les forces de l’ordre, par les avocats et les juges et qu’ils bénéficient des mêmes aides et soutiens.

 

Si les violences conjugales faites aux hommes font encore beaucoup rire, elles ne font pourtant pas rire certains hommes. Ceux là souffrent en silences d’attaques psychologiques (« tu es nul », « tu ne sers à rien », « tu n’es pas un homme ») et physiques.

 

Victimes de violences sexuelles, financière, émotionnelle, menaces et autres, que trouvent-ils comme aides ? Quasiment rien, car ces violences sont le plus souvent tues, raillées et traitées avec légèreté.

 

Le fait que les femmes soient fréquemment victimes de violences conjugales par leur compagnon dessert les hommes victimes.

 

Antoine a vécu pendant presque un an un cauchemar qui a commencé simplement. Au cours d’une conversation avec sa compagne, celle-ci le gifle.

Pris de cours et pas très sûr des raisons pour laquelle elle l’a frappé, il met l’incident de côté.

« Je vivais avec elle parce que je l’aimais » dit-il.

Mais les choses empirent.

Bientôt il devient la cible régulière de coups, de coups de pieds, de gifles, de poussées…

« Je n’avais même pas idée de pourquoi elle me giflait, me tapait ou me poussait. La plupart du temps ces attaques venaient sans prévenir. Elle est petite et menue et si vous pouviez la voir vous ne vous douteriez pas de quoi elle est capable. Je me suis jamais rebellé. Je ne suis pas du genre qui tape une femme. »

Sa vie était devenue un enfer.

Il était tout le temps sur les nerfs, dans l’attente de l’attaque imprévisible.

Comme il n’a jamais rendu les coups, une escalade de violences a pu s’installer. Sa compagne s’était mise à frapper et taper même lorsqu’il y avait des amis à la maison. C’était encore pire lorsque les amis étaient partis.

Puis un jour, et cela devant leur enfant, elle le frappe avec un couteau.

Ca été la révélation.

« Je n’allais pas rester pour me faire tuer. Mais je n’ai rien dit à la police parce que j’ai cru que personne ne me croirait ».

Il attrape son enfant, se retrouve sans logement, erre et finira dans l’entrée de sa mairie.

« Ma chemise était déchirée, j’étais transpirant et ensanglanté » se rappelle-t-il.

Il aura du mal à le convaincre qu’il a besoin d’aide. Mais l’assistante sociale n’a rien à lui proposer… à part des hôtels résidences. Aucun logement d’urgence.

Il dormiront dans sa voiture, puis chez des amis.

Il finira par s’en sortir... avec une dépression sévère.

 

 

Antoine explique qu’au début lorsqu’il cherchait de l’aide et qu’il racontait les violences qu’il subissait, il lui était évident que les personnes en face de lui soit ne le croyaient pas soit pensait qu’il contribuait à la situation.

 

Beaucoup d’hommes victimes face aux violences de leur compagne n’ont nul part où aller. Il existe quelques « places » dans des centres d’accueil mais ce sont majoritairement des centres d’accueil pour femmes et enfants victimes de violences conjugales.

 

Les subventions et les aides devraient être pour TOUTES les victimes. Il n’y aucune prise en compte des hommes victimes. La plupart ne trouvent aucune aide. Il ne faut pas s’étonner alors qu’ils souffrent en silence, se tournent vers l’alcool, se suicident ou finissent par commettre des actes irréparables.

 

Dans la lutte contre les violences conjugales, les hommes doivent être égaux aux femmes.

 

A SOS Hommes Battus nous voulons qu’il existe AUSSI des aides pour les hommes.

 

Ne nous voilons pas la face, les services sociaux et les tribunaux tendent à être du côté des femmes, permettant ainsi à beaucoup de femmes violentes de passer au travers des mailles du filet avec de fausses allégations de violences conjugales envers leur compagnon.

 

Réaliser des mémoires sur les violences conjugales faites aux hommes ne suffit pas. Il faut effectuer des études sur les violences faites aux hommes, sur comment recueillir leur parole et sur les orientations vers les services dont ils ont besoin.

 

 

Il y a un certain nombre d’hommes qui ne pensent pas qu’ils sont victimes de violences conjugales. Si vous dites « violences conjugales », la première chose à laquelle pensent les gens c’est à un coup de poing asséné par un homme à sa compagne. Alors ces hommes restent dans leur vécu parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans l’imagerie classique. Ils se disent qu’ils ont épousé cette femme « pour le meilleur et pour le pire », ils restent parce qu’il y a les enfants et qu’ils leur faut leur deux parents.

 

Lorsque vous revendiquez que toutes les victimes ont besoin d’aide, on vous répond que si tous les services sont orientés vers les femmes c’est parce que ce sont elles qui sont les plus victimisées et lorsqu’elles sont victimes, elles sont blessées plus sérieusement. Elles sont revictimisées plus souvent et cherchent plus facilement de l’aide. Les femmes quittent aussi plus facilement le domicile conjugal avec leurs enfants.

Or c’est la honte qui paralyse les hommes et qui les retient prisonniers de leur situation.

Les violences conjugales, quelque soit le sexe de la victime, reste un sujet tabou. La réalité des violences est drastiquement sous-estimée.

 

Beaucoup d’hommes victimes pensent qu’on ne les croira pas. La prise en charge par la police c’est améliorée… mais nombreux sont ceux encore qui traitent les violences domestiques faites aux hommes avec légèreté. Une des raisons est la survivance de vieux stéréotypes : les formes traditionnelles de la masculinité selon lesquelles l’homme est supposé fort et résistant.

 

Beaucoup de femmes frappent leur compagnon parce qu’il savent qu’ils ne ripostera pas. Elles ont recours à la violence comme moyens de contrôle et elles pensent qu’elles ne blessent pas les hommes. D’autres croient que les hommes sont assez forts pour résister à tout aussi elles ne se préoccupent pas des effets de leurs violences. D’autres – à force de prévention uniquement envers les violences faites aux femmes- sont persuadés qu’elles ont le droit de frapper un homme.

 

Il existe donc des barrières encore difficilement franchissables, telle que la peur du ridicule ou la peur de ne pas être cru, qui font que des hommes souffrent par les mains de leur compagne.

 

 

 

 

Aidez SOS Hommes Battus à continuer son action. Faites un don !

Envoyez vos dons à SOS Hommes Battus, BP 43, 92122 Montrouge cedex

(SOS Hommes Battus n’a pas le statut d’organisme d'utilité publique et ne délivre pas de reçu d’abattement fiscal)

 

Commenter cet article

jesaisplus 24/07/2016 09:00

Je ne pensais pas que ça pouvais exister.. et malheureusement OUI..une souffrance

homme-battu 30/07/2015 11:02

Il est certain que s'il est difficile pour une femme de porter plainte pour violences conjugales, qu'elles soit physiques ou psychologiques, cela s'avère d'autant plus difficile pour un homme, car s'ajoute à son calvaire le regard de celui qui l'écoute. La police n'est pas toujours très réceptive et la justice pas toujours équitable... alors que faire? Le mieux est de commencer par s'adresser à de associations ou de participer à des groupes de parole afin de partager son expérience et de prendre connaissance de cas similaires. Il est également possible de se faire aider et cacher par un avocat si la situation devient vraiment complexe.

tino 03/03/2014 21:57

Je travaille dans la justice et je suis victime de violence conjugale. J'ai immédiatement alerté sur des comportements qui ne me paraissaient pas normaux. J'ai été démonté, menacé par ma
hiérarchie. Il la diagnostique perverse, voilà, c'est tout. Ce qui continuera a faire la part belle à Madame. La justice, psy, médiation, ect... sont des parodies. Je m'étonne qui n'y a pas plus de
drame.

SOS Hommes Battus 18/03/2014 13:22



Les drames ce sont ceux des victimes qui se retrouvent à la rue, dépriments, perdent leur travail et parfois se suicident. Les femmes auteures de violences sont peu poursuivies et encore moins
condamnées. 


 



Lafontaine C. 26/07/2011 20:00


Après quelques années de vie avec ma première épouse, elle s'est peu à peu changée en femme violente, elle me harcelait du matin au soir, m'humiliait, me criait dessus, puis elle a commencé
régulièrement à me donner des coups, je n'osais répondre car elle me menaçait de se plaindre en tant que " femme battue ". Je n'ai jamais donc pu l'empêcher de me taper. Un jour je suis allé chez
les gendarmes, ils se sont moqués de moi, l'un d'eux m'a dit " Il a peur de Maman... " J'ai fini par la quitter pour une femme gentille et douce, mais le divorce s'est très très mal déroulé, tout
ça a été très pénible.


SOS Hommes Battus 27/07/2011 11:33



Et oui, scène "classique" des commissariats !


Si d'autres personnes se font "jeter" par les gendarmes ou les policiers, nous aimerions bien récupérer des témoignages avec les dates et le lieu du refus de dépôt de plainte.


Pour les personnes dans cette situation, sachez que vous pouvez ne pas passer par le contact direct avec les policiers ou gendarmes. Vous pouvez écrire en recommandé au Procureur de la République
de votre département d'habitation. Cela équivaut à une plainte et c'est le Procureur qui décidera si cela sera classé ou pas.



Didier 23/07/2011 00:34


Bonjour
J'ai été rançonné, victime de chantages, obligé de me sacrifier pour préserver l'intégrité psychique de ma fille.Je suis l'aidant familial malgré moi de cette demi-folle. Elle a saboté
consciencieusement tous mes projets (économiques, professionnels, politiques...). Aujourd'hui, à l'approche d'une retraite que j'essaie sans cesse de reporter, je me trouve dans une semi-pauvreté
avec "théoriquement" 3000 € par mois.Et dans la solitude bien sûr puisqu'elle m'a fait perdre famille et contacts sociaux.Si je demande le divorce, cela deviendra un divorce pour maladie mentale du
conjoint, et donc j'y perdrai encore. Elle ne voudra ni ne pourra jamais réparer les dégâts qu'elle a causés. Dans un an, je me retrouverai sans logement loin de la ville où je suis actuellement,
avec une bâtisse à la fois invendable et inhabitable.
Je n'invente rien, et avec certaines précautions, serait prêt à témoigner.


SOS Hommes Battus 27/07/2011 11:30



Merci nous gardons votre contact.


 



Claude MENGELLE 11/06/2011 14:09


Si les hommes coupables de violence vis à vis de leur épouse ou compagne, sont sévèrement punis par la Justice de notre pays, il est un domaine dont on ne parle quasiment jamais, pas plus dans nos
instances dirigeantes que dans les médias, c'est celui qui relève des cas inverses à savoir: la maltraitance des hommes par les femmes.
Et pourtant....
Je connais aujourd'hui ce cas de figure et, je puis vous assurer que, même s'il ne s'agit pas de violences physiques et, cela se comprend très bien, les dégats causés par une violence psychologique
incessante sont tout aussi graves et destructeurs de la personne qui en est victime.
Mon épouse, et d'ailleurs moi-même, avons pendant des années assisté aux maltraitances infligées par sa mère à son père. Cet homme, qui pourtant était absolument irréprochable dans son
copmportement quotidien et qui était le seul à avoir un revenu, s'est vu en permanence déconsidéré, insulté, agressé verbalement par son épouse et, ce qui est pire, sans aucun motif valable
justifiant un tel comportement.
Mon épouse qui n'a jamais cessé de critiquer l'attitude de samère et qui, bien au contraire prenanit - (et prend toujours aujourd'hui) - la défense de son père a, en réalité, consciemment ou
inconsciemment, exactement le même comportement à mon encontre.
Je suis bafoué, insulté, rabaissé -(y compris devant des tierces personnes), victime de crises de jalousie, tout à fait injustifiées, lorsque nous sortons entre amis. Je fais l'objet de reproches
permanants, je n'ai plus, à ses yeux, la moindre qualité etc...etc...
Et pourtant....
Etant en retraite depuis sept ans, je mefforce à l'aider le plus possible dans les tâches ménagères au quotidien. J'entretiens le domicile (intérieur et extérieur), dans la mesure où j'y suis
autorisé, sinon gare...Je fais les repas midi et soir de sortes à ce que, lorsqu'elle rentre de son travail, elle n'est plus qu'à mettre les pieds sous la table. Mais.... attention si le menu ne
correspond pas à ses attentes.....Je ne dispose d'aucun droit décisionnaire et dois toujours subir ses volontés. Bien souvent, sachant que je pourrais émettre quelque réticence, je ne suis informé
de certaines choses ou manifestations qu'au dernier moment et sans que mon avis ait été sollicité.
Tel est mon quotidien....Et j'en ai assez....
Alors me direz-vous, pourquoi ne pas divorcer?
Tout simplement parceque je souhaite préserver ma famille. Notre fille qui, bien qu'ayant 34 ans , vivrait très mal une telle mésaventure.
Et puis, cela entraînerait la vente de notre maison, ce qui provoquerait chez moi, la sensation d'avoir travaillé toute une vie pour ne rien avoir au bout. Pour n'avoir rien à transmettre à notre
fille. Je considèrerais ma vie comme un immense fiasco.
Donc je supporte....J'encaisse....Mais jusqu'où?.....
Ce qui est le plus extraordinaire, c'est que mon épouse fait preuve, pour les autres, d'une très grande faculté d'analyse et d'une clairvoyance remarquable dans les conseils qu'elle octroie. Mais à
la maison....Elle est méconnaissable et agit de manière totalement opposée à ce qu'elle énonce aux gens en difficultés dans leur ménage ou autres.
Que dois-je faire?.....Comment agir étant donné qu'elle est réfractaire à toute discussion et surtout, ce qui est pire, qu'elle pense détenir la vérité autant dans son comportement que dans ses
propos?......
Je vous remercie ppour votre réponse.


SOS Hommes Battus 12/06/2011 20:32



Vous faites vos choix nous respectons.


Etes vous sûr par contre de préserver votre famille ? Parce qu'il y a longtemps qu'il n'y a plus de famille... Quant à votre fille, à 34 ans, elle est adulte depuis fort longtemps et ce que vous
faites ne la regarde pas, elle n'a plus 3 ans. Pour l'instant la seule chose que vous transmettez à votre fille, c'est votre souffrance et le modèle d'un père qui se laisse faire et des hommes
qui acceptent de subir... comme votre femme l'a vu de son propre père...


Quant à votre comportement, nous le comprenons. Mais en fait, votre compagne est en colère contre vous. Plus vous êtes doux et serviable, plus elle vous en veut. Elle souhaite un contre pouvoir,
un homme tel qu'elle le pense dans sa "virilité", vous lui offrez le contraire, vous ne faites plus l'affaire...


Vous avez le droit de vivre. Votre femme et votre fille aussi. Si vous décidez de rester, c'est respectable, mais il va vous falloir trouver les vraies raisons qui vous font accepter tout cela.
Bon courage