Mercredi 9 mai 3 09 /05 /Mai 13:29

Mardi 8 mai 2012.

Un ami me propose de l'accompagner lui et sa fille de 12 ans pour faire des emplettes au centre commercial de Belle Epine (Thiais - 94).

 

Le très jeune fille a besoin de pantalons. Nous passons par le magasin Bershka qui vend des vêtements pour hommes et femmes.

Elle fait son choix et nous nous dirigeons tous les 3 vers les cabines d'essayage au fond du magasin.

Nous rentrons, la jeune fille choisit une cabine, ferme le rideau et nous attendons devant.

Une vendeuse arrive et demande à mon ami de sortir précisant que "les hommes ne sont pas admis dans les cabines pour les femmes".

Je suis prête à réagir, mais mon ami calme le jeu et décide de sortir.

Sa fille fini son essayage, la taille n'est pas la bonne, je propose d'aller faire l'échange de taille.

En sortant je demande à mon ami de bien vouloir prendre ma place afin que sa fille ne reste pas seule.

 

Je reviens avec le nouveau pantalon. Nouvel essayage.

Mon ami est toujours là et un autre homme, qui accompagnait de toute évidence sa compagne, discute avec sa femme qui lui montre ses essayages.

La vendeuse se représente et demande à nouveau aux hommes de bien vouloir quitter la zone "interdite aux hommes".

Cette fois mon sang ne fait qu'un tour et j'explique à la jeune femme que c'est de la discrimination sexuelle et qu'il n'y a pas lieu que les hommes partent.

Mon ami, qui me connait mon engagement sur cette problématique, me laisse faire.

La vendeuse va chercher une autre autre jeune femme, la responsable certainement.

Celle-ci nous aborde "vous avez un problème avec la vendeuse ?"
"Non, pas du tout".

Elle se tourne vers mon ami "monsieur, il faut sortir les cabines femmes sont interdites aux hommes".

Je réagis "ce que vous faites est de la discrimination sexuelle, vous le savez ?"

"Non pas du tout" me répond elle "c'est juste que nous demandons aux hommes de ne pas rester dans les cabines pour les femmes".

"D'abord, les hommes ne sont pas DANS les cabines, mais dans le passage" fais-je remarquer.

"Ensuite vous pratiquez de la discrimination, ce qui est quand même contraire à l'égalité des sexes et j'aimerai que vous m'expliquiez pourquoi les hommes ne pourraient pas rester là ?"

"Vous savez, les femmes n'ont pas le droit d'aller dans les cabines "hommes" non plus".

"C'est inadmissible" dis-je "alors, un homme comme une femme ne peut pas demander l'avis de son ou sa conjointe sur ce qu'il va acheter ?"

La responsable me répond "vous savez on fait cela pour la sécurité des femmes".

Mon sang ne fait qu'une tour. "Quelle sécurité ? Vous sous-entendez que tous les hommes sont de dangereux agresseurs et que monsieur qui est à côté de moi vient dans l'idée d'agresser une femme ?"

"Euuuhh, non, non, enfin ce n'est pas ce que j'entends pas sécurité..."

"Très bien, alors qu'entendez vous par "sécurité" ?"

"non, je suis sûre que monsieur ne veut pas de mal aux femmes, mais c'est pour les femmes, vous voyez pour leur confort".

"Ah bon ? En quoi l'absence d'un homme dans le passage des cabines améliore-t-il le confort des femmes ?"

"non, enfin vous voyez, c'est s'il y a des très jeunes filles, enfin c'est plus confortable pour les jeunes filles... Les rideaux sont transparents..."

"Non, non" dis-je "les rideaux des cabines ne sont absolument pas transparents, ils sont bien opaques comme vous pouvez le remarquer".

 

Sur ce moment, la fille de mon ami ouvre la rideau.

Stupeur de la responsable qui voit une toute jeune fille.

"Oh je ne savais que c'était une mineur...".

"Alors" dis-je "si je comprends bien si monsieur vient seul avec sa fille, il ne pourrait pas rester avec elle ?"

"Non. Si. Enfin non il n'a pas le droit d'être là".

"En vertu de quelle loi privez vous monsieur de son autorité parentale et en vertu de quoi vous substituez vous à la surveillance parentale ?"

"Euuuuh, non, mais si la jeune fille est très jeune, on ne dira rien".

"Mais si sa fille a 16 ou 17 ans, comment pouvez vous savoir s'il elle est mineure ou pas ? Sous prétexte qu'elle a 16 ans, vous allez vous substituez à l'autorité parentale ?"

".......... bon, vous savez les hommes ne se plaignent jamais".

"Eh oui, c'est ça le problème, ils ne disent rien. Vous voyez là encore c'est moi, une femme, qui défend la présence de mon ami".

"......, bon monsieur vous pouvez rester".

 

 

C'est la première fois que je suis confrontée à ce type de discrimination dans un magasin.

Au XXIème siècle, par des jeunes femmes qui ont maximum 30 ans, cela relève d'un processus d'idéologisation inquiétant.

A une époque où les femmes ne cessent de demander l'égalité, on assiste à ce type de régression tant cognitive que comportementale sans même une remise en question.

 

Bien sur il serait facile de demande le boycott de cette marque par les femmes. Il serait bien plus parlant, à notre avis, que toutes les femmes y aillent accompagner de leur petit ami, ami, compagnon et qu'ils fassent le forcing pour avoir accès aux zones cabines. Leur compagne devant les soutenir dans ce combat.

 

Il faudra que les femmes comprennent que la liberté des femmes passera par la liberté des hommes.

 

 

Vous pouvez aussi contacter directement Bershka par courrier ou via leur formulaire de contact ICI pour leur dire ce que vous pensez de leur organisation.

 

 

 

Par SOS Hommes Battus - Publié dans : Articles
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Retour à l'accueil

Texte Libre

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés