Dimanche 30 août 2009
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Une étude lancée en 2007 à Los Angeles pour l'état de Californie aux Etats Unis s'est intéressée aux violences conjugales et
familiales.
Cette étude a été réalisé auprès de 11 000 personnes, hommes et femmes, âgés entre 18 et 28 ans ayant été hospitalisées.
Les constats :
24 % des couples hétérosexuels ont subis des violences conjugales.
Dans la moitié des couples, la violence était réciproque.
Dans les couples où une seule personne est violente, dans 71 % des cas c'était la femme qui agressait son compagnon.
Dans les couples où les deux personnes étaient violentes, c'est dans la majorité des cas, la femme qui a porté le premier coup.
Ce qui tend a démontrer que dans les cas où il y a violence physique, la femme est plus agressive que l'homme.
Les hommes se positionnent moins comme victime que les femmes et déposent moins plainte, ce qui fait que les statistiques police ne sont pas représentatives
de la réalité des faits. Mais 25 % des personnes qui appellent la police pour violences conjugales sont des hommes.
Et contrairement à la croyance sociale qui ferait que la femme ne frappe que si elle a été frappée (défense), plusieurs états américains montrent que la femme
initie au moins autant que les hommes le recours à la violence physique.
L'étude rappelle que depuis 25 ans, les statistiques canadiennes et américaines montrent que les violences conjugales sont autant le fait des hommes que des
femmes.
Les rapports médicaux constatent qu'aux USA il y a 4.8 millions d'agressions et viols sur les femmes par leur partenaire masculin et 2.9 millions d'agressions
sur les hommes par leur partenaire féminine. 25 % des personnes décédées pour causes de violences conjugales sont des hommes ! Pourtant ces chiffres seraient sous estimés car les agressions sur
les hommes sont moins répertoriées car moins considérées comme un acte criminel que lorsqu'elles touchent les femmes.
Lorsque c'est l'homme l'agresseur, les blessures sont plus importantes. Mais lorsque la violence est réciproque, les risques de blessures sont plus importants pour
les hommes.
13 % des hommes sont agressés dans les 12 premiers mois de vie commune. La moitié d'entre eux subissent morsures, brûlures, chocs électriques, bousculades et ont
reçu des objets à la tête, 37 % ont été blessés par arme.
Les violences conjugales touchent aussi indirectement les enfants.
Ainsi les enfants ayant assisté à des scènes de violences conjugales, quelque soit leur sexe, auront plus de risques de devenir à leur tour des agresseurs conjugaux
ou des abuseurs d'enfants. Ainsi la future violence d'une femme face à son enfant est proportionnelle au nombre de scènes violentes entre ses parents auxquelles elle aura assisté.
Une étude réalisée auprès de 1000 femmes à l'université a obtenu comme résultat que 30 % de ces femmes avaient agressé leur compagnon. Les raisons données sont
:
- parce que cet homme ne les écoutait pas
- parce qu'il ne répondait pas à leurs attentes
- pour attirer l'attention de leur partenaire.
Ces raisons sont les mêmes que celles évoquées par les hommes violents pour justifier le recours à la violence !
Les statistiques police de Californie montrent que les violences conjugales touchent plus les couples homosexuels qu'hétérosexuels. les couples homosexuels au
masculin étant plus concernés par les violences intracouples.
Par SOS Hommes Battus
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