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SOS Hommes Battus

Violences faites aux hommes - rapport 2011

28 Novembre 2011, 13:04pm

Publié par SOS Hommes Battus

Ces données sont issues du rapport de l'Observatoire national de la Délinquance et des Réponses Pénales 2011 paru en novembre 2011.

 

Résultats de l'enquête sécurité 2011 (données 2010)

 

 

Victimes de vols ou tentatives de vols sans menace ni violence de plus de 14 ans :

 

Hommes : 492 0000 - Femmes : 430 000

 

Victimes de 14 ans et plus de violences physiques hors ménage :

 

Taux de victimation hommes : 1,5 %  - Femmes : 1,1 %

 

Victimes de 18/75 ans de violences sexuelles hors ménage :

 

Taux de victimation hommes : 0,3 % (soit 60 000) - femmes : 1 % (soit 220 000)

 

Victimes de 18/75 ans de violences physiques/sexuelles intra ménage :

 

Taux de victimation hommes : 1,3 %  ou 135 000  (mais 0,6 % soit 60 000 par leur conjointe)

                                   femmes :2,5 % ou 280 000 (mais 1,2 % soit 130 000 par leur conjoint)

 

Nombre de dépôts de plaintes pour ces violences intra ménages :

hommes : 3,2 %

femmes : 8,6 %

 

 

 

 

Conclusion de l'ONDRP : "Cette évolution récente peut, si elle se confirme lors de la prochaine enquête "cadre de vie et sécurité", modifier la perception qu'on pouvait avoir, au regard des résultats des enquêtes précédentes, de la fréquence des violences physiques ou sexuelles au sein du ménage subies par les hommes".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Violences conjugales : pourquoi tant de résistances à en parler" ou comment oublier une partie des victimes

25 Novembre 2011, 12:28pm

Publié par SOS Hommes Battus

Contactés sur Facebook, on nous proposé d'aller assister au colloque "violences conjugales : pourquoi tant de résistances à en parler" qui se tient ce 25/11 et demain 26/11.

Seule la première table ronde de ce matin nous intéressait , celle qui abordait les résistances sociales.

Après des remerciements à n'en plus finir qui s'apparentaient à une remise des César 'je remercie....", Mme Fatima Lalem, adjointe au Maire et chargée de l'égalité femme/homme, ouvre la séance pour nous présenter le colloque.

Je n'ai pris aucune note de ce discours où pendant quelques instants, il faut bien avouer, je me suis demandée si je ne m'était pas jetée dans la gueule du loup. J'ai entendu je ne sais combien de fois les mots "féministe" et "féminisme". Il n'était sujet que des violences faites aux femmes et, en gros, on rappelait aux femmes de l'assistance combien notre féminisme nous permettait d'être concernées par ce sujet... 

Puis Mr Alain Vanier, directeur du Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société, qui a eu l'air brutalement de se demander aussi ce qu'il faisait là, nous a expliqué que la violence est sans doute latente dans toute relation sociale et même donc dans l'amour. il ne peut s'empêcher d'ajouter en regardant les autres intervenantes que le modèle patriarcal semble encore dominant dans notre Société. Tout le monde (que des femmes) acquièce.

Mme Maryvonne Bin-Heng, présidente de la Fédération nationale Solidarité Femmes, nous a asséné sans que personne ne bronche que 10 % des femmes étaient des victimes de violences conjugales. "Nous sommes du côté des femmes", nous a-t-elle rappelé. (Nous l'avions bien compris, merci).

Mme Florence Rochefort, présidente de l'Institut Emilie du Chatelet, nous explique que cet institut sert à proposer des bourses aux doctorants qui font de la recherche pour les femmes. Elle nous confirme qu'au sein de cet institut s'est constitué un réseau à puissant lobbying qui vise à supprimer les informations sur le genre au quotidien, comme dans les manuels de SVT au lycée. Sans compter l'organisation de colloques, des assises pour l'égalité, de cafés....

 

Cette longue introduction étant faite, on passe enfin aux intervenants.

D'abord Mme Nicole Crépeau, vice présidente de FN Solidarité Femmes, sur les "violences conjugales : les résistances de la Justice".

Fort justement, elle confirme qu'entre la Loi et l'application de la Loi il existe de grandes différences. Il existe une banalisation de la violence au sein des couples par les juges.

Elle explique aussi que c'est notre organisation patriarcale qui est responsable de la violence des hommes. 

Nous entendons sans cesse parler des droits des femmes (l'Espagne est donné en exemple) (qu'en est il des devoirs ?)

 

Mme Annick Houel, vient nous parler de son études sur les "crimes passionnels".

Elle nous rappelle que cet intitulé n'existe pas au yeux de la Loi, mais que cela témoigne d'une banalisation des faits. 

En passant entre les écrits de la police/gendarmerie mais aussi des experts, l'histoire du couple est dénaturé. Chacun y transfère ses valeurs personnelles. Les expertises psychiatriques, parfois réalisées longtemps après le passage à l'acte, ne sont qu'une prédiction de ce qui s'est passé et de la dangerosité à venir. Cela pose la question des représentations sociales des rôles sexuels par l'expert.

Elle nous rappelle que pour les hommes, le décès par sa compagne est de 1 chaque 16 jours (eh non, c'est 13 jours, ces faits sont en augmentation)

Le "crime passionnel" est peu puni (18 mois en moyenne pour les hommes et 9 mois en moyenne pour les femmes) (l'intervenante reconnait que là les femmes sont gagnantes). Cela revient à dire que la violence conjugale mérite peu de sanction. Dans un phénomène de culpabilisation de la victime et de déculpabilisation de l'agresseur, qui est réellement la victime ? Le suivi thérapeutique n'est pas obligatoire, souvent le fait d'être "intégré" (avoir un travail) ou d'être entouré (par la mère souvent) est perçu par les juges comme une thérapie. 

Et de rappeler que la violence conjugale est prédictive d'une possibilité de passage à l'acte.

(C'est la seule intervenante qui va aborder le crime par une femme.)

 

Après la pause, Mme Clémentine LEVY, va nous parler de façon rapide des résistances des adultes au cours des formations sur les violences conjugales.

Ces formations sont avant tout un retour sur Soi qui doivent amener à se poser des questions : quelle situation personnelle ? quelles sont nos perceptions sur les inégalités femme/homme ? Quelle type de Société autour de nous ? Il s'agit de déconstruire les stéréotypes pour construire autre chose et tenir compte du contexte. 

Enfin, Mme Valentine BALEATO, étudiante si j'ai bien compris, intervient sur les fondements sociaux de la résistance. Après des constats réels (trop d'acteurs à rencontrer dans la prise en charge, mais peu d'actions concrètes), nous apprenons que les associations ont trop de contraintes budgétaires pour assurer l'accompagnement des victimes, car les femmes victimes veulent de l'aide. Elle va nous parler de domination masculine, des rôles, sur "elle est moins que moi"....

Ensuite débat avec la salle.

J'ai levé la main et je me suis présentée. 

"(...) Présidente de... SOS Hommes Battus...". Tout le monde s'est retourné comme ...une seule femme avec un "hooooo" outré. 

J'ai donc demandé si dans un colloque intitulé "violences conjugales,... résistances", si le fait de ne pas parler des violences faites aux hommes était une résistance personnelle à chaque intervenant ou une résistance sociale ? Gros silence des intervenants. L'organisatrice a fini par prendre le micro et m'annoncer qu'en effet ils avaient pris le parti de ne parler que des violences faites aux femmes car c'étaient elles les plus concernées. 

On m'a aussi parlé que les hommes étaient écoutés par diverses organisations et je leur ai rappelé que, bien qu'il y aient eu des efforts de fait, le 3919 -pour ne citer que lui, vu l'accueil réservé aux hommes n'était certainement pas le service le mieux adapté. 

On m'a rappelé que les hommes victimes étaient un phénomène marginal, qu'il n'y en avait pas autant, que les études américaines/canadiennes n'étaient pas représentatives de la réalité française, que ça resterait un épiphénomène et qu'il n'y avait donc pas raison d'en parler.... Mais ça a quand même jeté un froid.

Une étudiante en psycho dans la salle à rappeler elle aussi que le titre du colloque était trompeur et qu'elle espérait à la lecture du programme un vision plus large que celle énoncée jusqu'à là. Ce qui a jeté un froid aussi....

 

Pendant 3 heures, je n'ai entendu parler que de violences faites aux femmes, de méchants hommes agresseurs, de fausses statistiques, de remise en question de la notion de "genre" (ce qui est sacrément paradoxal pour des personnes qui ne parle que de violences à un genre et qui affirment que de toute façon les hommes et les femmes dans la violence ce n'est pas pareil).

Je n'avais pas la possibilité de rester l'après midi où le sujet des victimes/auteurs allaient être abordés, mais où de toute évidence à la lecture du programme auteur = homme, victime = femme.

Par ailleurs, je suis assez étonnée de cette volonté de prendre en charge totalement la femme victime. Certes elle demande de l'aide, mais comme les hommes victimes, elle doit réapprendre à agir seule, sans contrôle. Or, l'impression première qui j'ai ressenti face à ces discours c'est qu'en fait ces associations cherchent à se substituer au mari "contrôleur". La femme deviendrait alors victime de l'association à laquelle elle s'adresse car cet organisme la replonge dans un statut infantilisé. A titre personnel, je m'oppose à ce type de fonctionnement au sein de SOS Hommes Battus. 

 

En tout cas je me félicite de cette expérience qui m'a permis de constater de visu le lobbying d'un certain féminisme à l'oeuvre dans sa volonté de manipulation. Et cela avec l'aval de la Mairie de Paris et de chercheurs universitaires...

 

Sylvianne Spitzer

Présidente de SOS Hommes Battus

 

 

 

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Les vrais hommes font leur lessive

18 Novembre 2011, 13:06pm

Publié par SOS Hommes Battus

Une grande marque d'électroménager innove avec une nouvelle publicité pour un lave-linge.

Rien n'a jamais été si facile, tellement que même les hommes vont y arriver !

 

Voici l'image de la pub (issue du magazine Gala n° 961)

 

brandt2.jpg

 

On remarquera plusieurs choses :

 

1. sur le t-shirt du jeune garçon : "Les vrais hommes font leur lessive (c'est maman qui l'a dit)".

Plusieurs niveau de lecture de ce texte : D'abord ce n'est pas la maman qui fait la lessive à la maison, mais le papa. C'est son droit, il n'est pas inscrit dans les gène que faire la lessive soit plus féminin que masculin. Les "vrais hommes" signifie donc qu'il y aurait des "faux hommes", qui se définissent de toute évidence comme des êtres qui ne font pas la lessive, ce qui est assez limitatif comme critères de masculinité. Cette mère confond de toute évidence "homme" et "garçon", car de nos jours les enfants ne sont plus des adultes en miniature, il semble donc y avoir une confusion dans le statut de ce jeune garçon qu'on considère déjà comme un homme. A moins, bien sur, que le discours de la mère à son enfant cherche en fait à viser le mari. Cet enfant serait donc instrumentaliser par la mère qui au lieu de dire à son mari qu'il pourrait s'y mettre aussi, préfère utiliser son enfant pour faire passer le message. Dans ce cas, vu le manque de considération pour son enfant, on peut se demander quelle considération elle a pour son mari (sous entendu "mon mari, ce "faux homme" qui ne fait pas la lessive).

 

2. le sous titre : "(...) faire sa lessive est la portée de tous.

Les hommes des abrutis c'est bien connus, incapables qu'ils sont de réussir une tâche ménagère, alors faire une lessive vous n'y pensez pas ! Messieurs, sachez qu'avec cette machine, même les plus bêtes d'entre vous, ces "faux hommes" (la notion de sous-hommes n'est elle pas implicite ?) pourront s'élever au niveau de la femme qui vous dépasse tous puisqu'elle au moins sait faire la lessive. Il n'y a pas à dire les critères de l'intelligence et du statut de l'humanité dépend de notre capacité à faire la lessive. L'homme se devra donc de devenir une femme pour lui avoir le droit d'être bien considéré.

Rappelons, d'abord aux publicistes qu'on ne fait plus la lessive. C'est la machine qui l'a fait, les pauves humains que nous sommes se contentent de mettre le linge dedans et d'appuyer sur un bouton.

Leur discours, qui se veut sans doute drolatique, est en fait totalement sexiste et misandre et se base sur stéréotypes inadmissibles au XXIème siècle.

Ce discours est doublement grave dans la mesure où il ne se contente pas de s'en prendre aux hommes adultes mais aussi aux "enfants mâles" qui ne doivent surtout pas prendre modèle sur leur père (raté puisqu'un d'un point de vue psychanalytique, les jeunes garçons se construisent dans le modèle paternel). Alors cette pub pose encore une fois la question du devenir de l'homme. Devra t il devenir une femme pour faire plaisir au marketer ? Quel message les femmes réservent-elles à leurs enfants et surtout quelle place ces femmes sont elles prêtes à donner à leurs jeunes garçons ?

Vous avez envie de laisser quelques messages à la société qui fabriquent ces lave-linges qui vont vous conduire à l'humanité : relations.consommateurs@fagorbrandt.com

 

 

 

 

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