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SOS Hommes Battus

Les débordements de la publicité contre les violences conjugales

26 Juin 2009, 13:28pm

Publié par SOS Hommes Battus


Si vous regardez la télé aux heures de grande écoute, vous n'avez pas pu passer à côté de la nouvelle publicité contre la violence conjugales faite aux femmes.

Insultes, humiliations, violences physiques, tout y passe dans les différentes versions.

Et c'est tant mieux.

Si ce n'est que cette publicité a un effet pervers et donc inattendu :

Elle donne des idées à celles qui ne sont victimes de rien.

3 témoignages cette semaine :

1. Ma femme me met des gifles tous les jours. Elle ne le fait pas devant les enfants. Je n'ai jamais rien dit car je reste pour les enfants, pour eux je suis prêt à tout subir. Mais j'en n'en peux plus. On a vu la pub à la télé, celle sur les violences conjugales. On n'en n'a pas parlé. Mais le lendemain les gendarmes ont débarqué à la maison, ils sont venus pour m'emmener. J'ai appris qu'elle a déposé plainte comme quoi je l'ai giflé et humilié. Je n'ai jamais rien fait, c'est moi qui subit. Maintenant c'est moi qui l'agresse qu'elle dit. Mais qu'est ce que je vais devenir, que vont devenir mes enfants ?...


2. Ma femme a tout l'argent, tout arrive sur son compte. Elle m'a donné 10 euros pour aller faire des courses. Elle n'a jamais voulu travailler ou suivre des formations. On a 3 enfants. Quand je suis revenu des courses, les gendarmes étaient là. Ils m'ont dit qu'elle avait déposé plainte pour violence conjugale. Que je l'humiliais, la harcelais, que je l'insultais exactement avec les mots de la publicité, celle sur les violences sur les femmes qu'on a vu il y a quelques jours. Ma femme n'était même plus là. Elle était partie avec les enfants. Je ne sais même pas où. Je n'ai jamais rien fait, je suis gentil, je l'ai jamais touché, je l'aime. les gendarmes ont bien compris la situation, mais je deviens quoi maintenant. Elle partie, le frigo est vide, je n'ai pas d'argent. Je vais devenir SDF...


3. Ca fait un certain temps que ça ne va plus. Mais je reste parce qu'il y a notre petite fille de 14 mois. On a déjà parlé de se séparer. Mais moi je ne veux pas,  je suis enfant de divorcés, je sais comment c'est dur. Je ne veux pas que ma fille subisse ça. Et quand on a des enfants on assume, moi je me sacrifie. Ca arrive qu'on se dispute mais rien de plus. Jamais je n'ai levé la main sur elle et elle non plus. Et puis on a vu la pub à la télé. On en a discuté, on en a ri en se disant qu'on n'en n'étaient pas là. Deux jours après les gendarmes sont venus. Elle a été leur dire que je l'avais poussé et frappé devant la petite. Mais jamais je n'ai fait ça, ça ne me viendrait même pas à l'idée. C'est cette foutue pub qui lui a donné l'idée.Et ma fille dans tout ça, est-ce qu'elle y a pensé ?




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SOS Hommes Battus chez Agoravox

19 Juin 2009, 10:42am

Publié par SOS Hommes Battus


Pour que la prise en compte des hommes victimes de violences conjugales avance...


Un entretien avec Sylvianne Spitzer, fondatrice et présidente de SOS Hommes Battus, sur le site Agoravox.

ICI




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Permanence téléphonique SOS Hommes Battus

16 Juin 2009, 18:25pm

Publié par SOS Hommes Battus

Depuis le lien dans l'article dans le Nouvel Obs, SOS Hommes Battus est submergée d'appels.
Nous vous remercions de votre confiance.

Mais,

SOS Hommes Battus rappelle que sa permanence téléphonique n'est accessible que :

les lundis, mardis, jeudis et vendredi
de 9 h à 11h


Il ne sera pas répondu en dehors de ces horaires.

Soyez patients, nous avons beaucoup d'appels. Un appel durant environ 1 heure, nous ne sommes pas faciles à joindre.

N'hésitez pas à nous contacter aussi par email à : SOShommesbattus@yahoo.fr

Merci de votre compréhension

SOS Hommes Battus

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Témoignage 12

16 Juin 2009, 18:10pm

Publié par SOS Hommes Battus


Bonjour

  Je suis un homme de quarante sept ans et je suis victimes de ma compagne qui fait des crises alcoolisations aigues accompagnées de violences, la derniere a eu lieu aprés avoir jeté un fauteuil en teck et deux chaises dans ma direction, j'ai décidé de la maitriser en l'amenant au sol. elle hurlait m'appelant de vilains mots et en disant qu'elle se vengerait elle réussissait à me mordre aux avants bras jusqu'à m'arracher la peau heureusement que je portais un sweetshirt assez épais.

  une fois légèrement calmée je parvenais à appeler les pompiers afin qu'il l'a prenne en charge et la diriger aux services des urgences psychiatriques (C'est la troisieme crise qu'elle fait  d'alcoolisation aigues en 10 jours) j'ai été reçu par le psychiatre de permanence ce jour qui m'a fait presque une leçon de moral en me disant qu'une alcoolisation aigue ne necessitait pas une hospitalisation qu'elle était claire le lendemain et que tout allait rentrer dans l'ordre.

   Sur place les pompiers l'ont pris en charge avec bien du mal; l un deux avait été bousculé par elle. ils m'ont invités fortement à déposer plainte contre elle elle fut dirigé aux urgences.

   Aprés avoir murement réfléchis sur la vie qu'elle me faisait mener j'ai décidé de deposer plainte au commissariat de police.  j'ai fait constaté mes blessures au médico judiciaire.

j'habite une petite maison que mon employeur a trouvé, les loyers (déduit sur mon salaire) et les charges sont payés par moi. je pense fortement à ce qu'elle s'en aille,afin que je puisse retrouver la serenité, mais elle ne veut pas partir (les deux noms sont sur le bail le mien en premier et principal).

Elle me fait peur puisque insomniaque.

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Témoignage 11

16 Juin 2009, 18:03pm

Publié par SOS Hommes Battus

 

Mes rapports avec ma femme se sont très détériorés. Depuis des années, celle-ci me fait vivre l'enfer. Des réflexions insidieuses, des provocations verbales, un "dressage" systématique aux tâches ménagères auxquels elle met un point d'honneur à jourer la chef dés qu'elle rentre de ses multiples absences (elle est en retraite depuis un an, et moi pas), des désavoeux permanents, etc. et depuis quelque temps, elle prétexte des énervements pour tenter de me molester idiotement, me bousculer, me cracher à la figure en plein repas, etc.

 

J'ai gardé mon calme jusque là, sachant qu'en cas de perte de contrôle, l'homme a toujours tort. Combien de temps vais-je encore tenir sans lui répliquer ! je crois que je n'en peux plus.

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Témoignage 10

16 Juin 2009, 17:55pm

Publié par SOS Hommes Battus


Je pète les plombs...

La nouvelle campagne médiatique "Violences conjugales=femmes battues" vient raviver des souvenirs récents particulièrement pénibles. Pourquoi ne parle-t'on que des femmes maltraitées, jamais maltraitantes? Ne serait-il pas plus intelligent de parler de conjoint violent ? Je veux bien croire que dans la plupart des cas les violences sont  exercées contre les femmes...mais de la à nier la violence de certaines femmes comme c'est e cas aujourd'hui...je ne peux l'accepter.

Pour illustrer mon propos, je veux simplement vous rapporter mon vécu. Sans rentrer dans les détails...
Mon épouse, d'une jalousie maladive s'est imaginée que je la trompais avec sa meilleure amie. Cette amie, victime de violences conjugales avait expliqué à mon épouse la marche à suivre pour être prise en charge: gendarmerie et assistance sociale. Le mari violent, persuadé que j'étais à l'origine du départ de sa femme (ce qui n'était aucunement le cas car j'ai appris son départ bien après) a monté la tête à mon épouse qui se trouvait ainsi confortée dans sa jalousie et a complètement perdu pied. Pendant trois semaines, mon épouse m'a harcelé du matin au soir et à plusieurs reprises j'ai dû fuire la maison et dormir dand ma voiture. C'était l'enfer...Mais à aucun moment je ne l'ai frappée. Quand j'étais à bout, je partais...et c'est arrivé souvent...très souvent. Jusqu'au jour où, n'en pouvant plus, je lui ai donné le choix. Soit j'allais à la gendarmerie, soit je la conduisais à l'hôpital...Elle choisit l'hôpital.Et, là, après examen, les médecins décidaient qu'une hospitalisation immédiate était nécessaire. Mais elle s'y opposa et j'ai dû la ramener à la maison.


Les crises de jalousie ont continué jusqu'au jours où j'ai évoqué ma situation avec notre médecin référent. Il fut donc décidé qu'il passerait à notre domicile pour l'examiner et que, si son état le nécessitait,je pourrais  faire une demande d'hospitalisation à la demande d'un tiers.Mais une des filles de mon épouse a prévenu sa mère et la veille de cette visite mon épouse est aller porter plaintes pour violences et le jour même elle quittait la maison avec ses filles.

J'ai galéré pendant des mois car c'était sa parole contre la mienne...J'étais un salaud qui avait frappé as femme! Après deux années de doutes, de craintes et de visites en gendarmerie, commissariat et Palais de Justice, le Procureur de la République a classé la plainte  pour violences sans suite.

Tout ça pour dire que certaines femmes n'hésitent pas à profiter du système et à accabler des hommes innocents,en toute légitimité et sans aucune sanction .

J'ai honte d'être français!

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Qui est l'homme victime de violences conjugales ?

10 Juin 2009, 19:49pm

Publié par SOS Hommes Battus

L’homme victime


En matière de Justice, l’homme doit faire face à deux obstacles :

- prouver qu’il est une victime

- s’assurer que ses enfants sont protégés et ne vont pas devenir eux mêmes des victimes.

Les hommes restent souvent dans une relation violente pour pouvoir protéger leurs enfants.


La plupart des hommes réagissent par le silence. Ce silence est d’ailleurs encouragé par différents facteurs tels que la peur du ridicule, le prise de conscience que c’est malheureusement sa compagne qui va être crue. Même lorsqu’un homme prouve qu’il est une victime, la seule solution qu’il a est de quitter son logement. Il est alors séparé de ses enfants et il lui devient très difficile d’obtenir des contact avec eux. Il est traité comme un agresseur plutôt que comme une victime.



Combattre les mythes


La médecine contemporaine est consciente qu’il existe différentes raisons pour lesquelles n’importe qui peut devenir violent mais on ne peut qu’espérer que ceux qui souffrent de tels comportements finissent par aller consulter. On attend des hommes qu’ils prennent leurs responsabilité pour toute la violence et les abus et aucune excuse ne sera acceptée. Alors que lorsque c’est une femme qui est violente notre Société va lui trouver plein d’excuses : dépression post-natale, stress, trauma, troubles des comportements alimentaires, troubles de la personnalité, ménopause, addictions, traumas infantiles, provocation, auto-défense… Même si les hommes savent que ces problèmes existent, cela n’excuse pas le fait qu’ils aient à subir la violence issue de ces troubles.


Lorsqu’une femme est violente dans une relation de couple, elle n’est pas spécialement considérée comme une mauvaise mère. Si un homme est violent envers sa partenaire, il est automatiquement admis qu’il est un mauvais parent. La Loi part du principe qu’un enfant est presque toujours mieux avec sa mère. Par conséquent, puisque la Loi ne prévoit rien pour eux, la seule alternative pour les hommes est soit de rester et de subir soit de quitter leur famille.


Si un homme victime demande de l’aide, notre Société devrait lui offrir la même protection et la même aide qu’aux femmes. Les femmes devraient être jugées selon les mêmes règles que les hommes et les femmes violentes devraient être tenues pour responsables de leurs actions.



Comment les hommes victimes font face


Les hommes en situation de violences ont recours à diverses techniques pour tenir le coup.

- ils changent de pièce ou s'enferment dans un endroit sécurisant
- ils quittent le domicile, vont dans leur famille ou chez des amis (sans dire pourquoi)
- ils dorment dans leur voiture, au garage, dans l'abri de jardin, partout où ils peuvent être en sécurité
- ils promettent de faire n'importe quoi
- ils acceptent la responsabilité pour toutes sortes de fausses allégations
- ils couvrent leur partenaire

Toutes ces pratiques sont des tactiques de survie mais elles ne font pas cesser les attaques. Cependant, la plupart des hommes vont tout faire –en vain- pour que cesse la violence. Tout ce qu’ils ne réussissent pas à faire donne lieu à incidents, blessures et toute autre sorte de représailles. Ils s’excusent encore pour leurs blessures même lorsqu’ils sont aux urgences. Ils ont peur d’être humiliés et stigmatisés même lorsque leur vie quotidienne n’est que menaces.


Comment réagit notre Société ?

Si un homme tente de rapporter la violence qu’il subit il va se trouver devant une incrédulité, de la discrimination, des biais liés au sexe, du genre:
" vous devez avoir fait quelque chose de terrible pour mériter cela… "
"
Regardez la taille que vous faites ! Elle n’a fait que se défendre… "
" On ne peut pas l’arrêter. Les enfants vous y pensez ?… "
"
Pourquoi vous ne la quittez pas ?"
" Donner lui du temps, ça va s’arranger… "

Notre Société se comporte comme si elle voulait que ces hommes s’en aille car elle n’a pas d’autre solution à leur proposer.

 



Que peuvent faire les hommes victimes ?


- notez précisément les dates et l’heure de tous les incidents
- parlez à chaque fois de la violence à votre médecin et à un policier. Assurez vous qu’ils enregistrent bien vos dires en détail.

- Faites toujours pratiquer un examen médical pour les blessures. Ne cachez pas les vraies raisons.

- Prenez un avocat.

- Parlez en à votre famille et vos amis.
Ne provoquez pas des représailles.


Quelques courts témoignages


- "Elle m’a dit « tu réalises que je pourrais te tuer et que je m’en tirerais »."

- "J’ai presque 80 ans et je suis presqu’aveugle. Avec le temps, les morsures ont augmenté."

- "Je fais 1m90 et elle 1m60. Au commissariat un policier m’a conseillé de rentrer chez moi et de la jeter dehors."

- "Je suis médecin. A qui parler ? Qui va me croire ?"

- "Je n’ai pas l’autorisation de me laver le matin."

- "Elle s’en est pris aussi aux enfants. Mais c’est à moi qu’on a interdit d’approcher de la maison. Elle a la garde des enfants. Qui va protéger mes enfants maintenant ?"


 

 

Les hommes victimes sont issus de tous les niveaux sociaux.

 

Les hommes victimes subissent les stéréotypes du macho encré dans notre Société.

 

Les hommes victimes sont isolés, dépressifs, ont des pensées suicidaires et acceptent de mettre leur vie entre parenthèse.

 

Les hommes victimes sont perçus comme « tapettes ».

 

Les hommes victimes ne sont pas pris en compte parce que ce sont des hommes.

 

Les hommes victimes sont écartés du statut de victime.

 

Les hommes victimes sont des hommes sensibles, de bons pères, des travailleurs. Ce qu’ils veulent c’est qu’on aide leur partenaire.

 

Les hommes victimes sont obligés de quitter leur foyer parce qu’il n’y a pas d’autre solution à leur proposer.


Les hommes victimes n’ont aucune structure pour les prendre en charge.

 

 

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Faire cesser les violences

7 Juin 2009, 20:38pm

Publié par SOS Hommes Battus


Quelques conseils :


Ne vous enlevez pas la possibilité de sortir.

Ainsi lorsque vous avez une dispute, tentez de le faire dans une pièces où il y a deux portes.

En général, lorsque la femme bloque la porte, l’homme va essayer de la déloger et cela suffira pour qu’il soit passible de violences conjugales.



Garder des traces de tout.

Allez au médecin et dites lui ce qui s’est passé.

Prenez des photos de vos blessures ou faites prendre des photos par le médecin, les policiers.

Si la police intervient chez vous, demandez leur de vous laissez un double du rapport d’intervention ou du constat de faits.

 


Prenez un avocat qui connaît le phénomène des violences conjugales.

Cela vous aidera à mieux vous protéger de votre partenaire, mais cela vous permettra aussi de demander un placement temporaire de vos enfants afin de les protéger des conséquences des violences conjugales.

 


Demandez conseil autour de vous.

Contactez des associations, des professionnels, toute personne qui vous permettra de vous aider à faire un pas vers la cicatrisation.

 


Parlez à votre famille et à vos amis.

Ils pourront vous soutenir. Ils comprendront contrairement à ce que vous croyez.

 


Votre compagne a le don pour vous faire croire que vous êtes seul, mais vous ne l’êtes pas.

Vous pouvez contacter beaucoup de personnes : les médecins, les juristes, les assistantes sociales, des policiers, des gendarmes.

Certes le plus difficile est de trouver quelqu’un qui vous croit. Mais lorsque vous l’aurez trouvé, cette personne pourra vous apporter de l’aide.

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